10 voitures surprenantes propulsées par les moteurs Volkswagen

10 voitures surprenantes propulsées par les moteurs Volkswagen

Volkswagen est connu pour sa large gamme de moteurs, du célèbre moteur à plat refroidi par air des premières Coccinelles au W16 quad-turbo monstrueux de la Bugatti Veyron. Bien que la firme garde souvent ces moteurs pour ses propres véhicules et pour ses marques du groupe VW, il est étonnant de voir combien d’autres constructeurs ont fait appel à ces motorisations au fil du temps. Voici un tour d’horizon de dix voitures assez inattendues propulsées par des moteurs Volkswagen.

Quand un moteur VW s’invite sous le capot… d’une Dodge Omni

Esquive omni

Esquive omni

Au milieu des années 70, face à la flambée des prix du pétrole, les constructeurs américains se sont tous remis à produire des voitures plus économes. Pour gagner du temps, Chrysler a repris une berline européenne, la Talbot Horizon, et l’a adaptée pour le marché américain sous le nom de Dodge Omni. Problème ? Il ne disposait pas de moteurs adaptés à ses besoins, alors Chrysler a cherché ailleurs et a tapé dans les moteurs VW. Le coupable : le 1.7 litre du Golf MK1, aussi appelé Rabbit aux États-Unis.

Résultat : pendant cinq ans, une Dodge Americanissime embarquait sous le capot un moteur allemand. C’est un peu comme si votre voisin vous empruntait votre tondeuse pour tailler sa haie !

Mercedes Vito : un six cylindres venu de Wolfsburg

Mercedes Vito

Mercedes Vito

Pour créer la première génération de son Vito, Mercedes avait besoin d’un moteur essence à six cylindres. Plutôt que de développer un moteur de zéro, la marque à l’étoile s’est entendue avec Volkswagen pour utiliser le fameux moteur VR6 2,8 litres, identique à celui des versions américaines de la VW Corrado. Même si Mercedes lui a collé un nom de code maison, c’était clairement un cœur venu de Wolfsburg, pas de Stuttgart.

Ce moteur a d’ailleurs aussi fini dans le premier Ford Galaxy, ce qui fait sens car ce modèle était co-développé avec Volkswagen. Je trouve ça fascinant comment ces collaborations se reflètent souvent dans les entrailles du véhicule, à votre avis ?

Volvo et ses moteurs diesel… venus d’Allemagne

Volvo 780

Volvo 780

À partir des années 70, Volvo a préféré acheter ses moteurs diesel chez VW plutôt que de développer les siens. Leur premier choix était le 2,4 litres six cylindres D24, trouvé dans les camionnettes VW LT, décliné en version atmosphérique ou turbo. La gamme 700 de Volvo a longtemps roulé avec ce moteur, ainsi que les modèles 850 et V70 qui ont suivi, équipés eux aussi de moteurs VW.

Après que Ford a racheté Volvo en 1999, il a fallu que les Suédois se débrouillent seuls et lancent leurs propres moteurs diesel. Pour ma part, j’adore cette époque où on voit ce mélange d’ingénierie européenne, différente, qui donne finalement des résultats très solides.

Les moteurs VW sous des carrosseries bien improbables

Chrysler Sebring cabriolet : qui aurait parié sur un diesel sous un capot américain ?

Chrysler sebring convertible

Chrysler sebring convertible

Dans les années 2000, Chrysler misait sur le diesel pour conquérir l’Europe friande de moteurs économes et puissants. Mais ils ne possédaient pas ce type de moteur, alors ils ont choisi le 2.0 litres turbodiesel VW. Ce moteur a donc fini dans plusieurs modèles américains vendus en Europe, y compris la Chrysler Sebring cabriolet — franchement, une drôle d’association !

Autres modèles équipés : le Jeep Patriot, Compass, Dodge Avenger. Pas sûr que la voiture en elle-même soit très mémorable, mais le moteur VW reste un excellent point positif.

Mitsubishi Grandis : encore un diesel VW dans les grandes familles

Mitsubishi grandis

Mitsubishi grandis

Mitsubishi n’était pas le seul à emprunter le moteur 2.0 litres TDI de VW pour son marché européen. Ce moteur s’est aussi retrouvé sous le capot du Mitsubishi Grandis et des premières versions de l’Outlander de deuxième génération.

Fun fact : le Grandis de deuxième génération en Europe est en réalité un Renault rebadgé. Ça montre à quel point l’industrie automobile peut être un vrai puzzle d’alliances !

KTM X-Bow : la petite bombe sportive boostée par VW

Ktm x-bow

Ktm x-bow

Ici on quitte le bon vieux transporteur et le familier break pour un bolide au look radical ! Le KTM X-Bow, pour les initiés, se présente comme un rival ultra léger des Caterham et Ariel Atom. Sa base mécanique ? Le solide 2.0 litres turbocompressé EA888 de VW présent dans beaucoup de modèles depuis 2008, avec des versions plus musclées équipées du fameux 2.5 litres cinq cylindres d’Audi.

Malgré les difficultés financières du constructeur autrichien, le moteur VW reste l’âme du X-Bow, et j’ai toujours trouvé cool de voir ce genre de supercar originale construire sa réputation sur un moteur « standard » modulé à la sauce sport.

Donkervoort D8 : du VW sous une silhouette minimaliste

Donkervoort D8

Donkervoort D8

Si vous aimez les petites sportives légères et sans chichi, Donkervoort est une belle adresse. Ce constructeur hollandais s’est fait une spécialité de réinterpréter les recettes de la Caterham. Depuis la fin des années 90, le 1.8 litre turbo VW a été leur moteur fétiche. Puis ils ont évolué vers le cinq cylindres turbo d’Audi, toujours dans la même famille mécanique VW.

Je me souviens avoir essayé une Donkervoort il y a quelques années : la puissance du moteur jumelée à la légèreté de la voiture donnait un plaisir de conduite aussi pur qu’intense.

Trabant 1.1 : la fin d’une ère avec un moteur VW

Trabant 1.1 (Christopher Ziemnowicz)

Trabant 1.1 (Christopher Ziemnowicz)

Le fameux Trabant est surtout connu pour sa carrosserie en plastique renforcé de fibres de coton recyclé. Introduit en 1957, il s’est longtemps reposé sur un moteur deux temps local assez polluant. Mais quand le mur de Berlin est tombé, Volkswagen a aidé en fournissant son quatre cylindres 1.1 litre Polo pour donner un coup de jeune au modèle.

Cette version avec moteur VW a officiellement marqué la fin de l’histoire du Trabant, quand la production a cessé en 1991 après 34 ans de service. C’est un joli symbole d’intégration économique suit à un changement majeur de l’Europe.

La Jeep DJ : un moteur VW dans votre boîte aux lettres

Jeep DJ

Jeep DJ

Voici un sacré paradoxe : la Jeep DJ, utilisée par le service postal américain, équipée d’un moteur VW ! AMC, alors propriétaire de Jeep à la fin des années 70, a signé un accord avec Volkswagen pour intégrer leur 2.0 litres quatre cylindres de la camionnette VW LT.

Ce moteur connu comme le « van engine » a aussi fini dans l’étonnante Porsche 924 de première génération. Personnellement, j’aime l’idée que la Porsche sport tire son souffle du même moteur que la Jeep postale. La prochaine fois que j’entendrai une critique sur ce moteur « banal », j’essaierai de sortir cette anecdote !

Lola B2K/10 : un diesel VW au Mans avant Audi

Lola B2K / 10 Diesel

Lola B2K / 10 Diesel

On pense souvent qu’Audi a été la première à aligner une voiture diesel au Mans avec sa fantastique R10 TDI. Pourtant, la Lola B2K/10 Diesel a devancé cet exploit en 2004, équipée d’un V10 turbodiesel VW, un moteur que VW lançait alors dans ses Touareg et Phaeton.

Le moteur était badgé Caterpillar, un clin d’œil surprenant à ce fabricant de gros engins de chantier. Malheureusement, la Lola a dû abandonner dès le 35e tour à cause d’un souci de boîte de vitesses. Mais elle a ouvert la voie à la domination des diesels dans les courses d’endurance.

Alors, la prochaine fois que vous croiserez une voiture pas si banale, qui sait… elle pourrait bien cacher un moteur Volkswagen sous son capot !