4 choses que Top Gear prédisait mal

4 choses que le Top Gear prédisait mal

Jeremy Clarkson, Richard Hammond et James May, trois piliers de la célèbre émission Top Gear, ont passé plus d’une décennie à tester, critiquer et s’amuser avec des voitures incroyables. Forcément, ils ont aussi fait quelques prédictions sur l’avenir de l’automobile. Certaines se sont révélées justes, d’autres beaucoup moins. On revient ici sur quatre moments où leurs prévisions se sont vraiment plantées.

Des moteurs V12 condamnés… ou pas ?

En 2009, Jeremy Clarkson a livré une critique assez poétique de l’Aston Martin V12 Vantage. Ce qu’il retient de ce bolide, c’est surtout une petite pointe de nostalgie, avec cette phrase marquante : « Des voitures comme celle-ci seront bientôt consignées dans les livres d’histoire ». À l’époque, on pouvait comprendre son point de vue, vu que les moteurs atmosphériques puissants commençaient à céder la place aux blocs turbo, plus économiques et moins gourmands.

Mais si on regarde la décennie qui a suivi, on voit que la vie du V12 n’était pas si menacée que ça. Entre la Lamborghini Huracan, la Lexus LFA ou encore l’Aston Martin DB11, tous équipés de moteurs V10 ou V12, le mythe continuait de vivre. Je me souviens encore du frisson que m’a procuré le son d’un V12 lors d’un rassemblement auto : une vraie symphonie mécanique, difficile à remplacer par une simple suralimentation.

Clarkson est même allé plus loin en 2012, déclarant que le V12 de la Lamborghini Aventador serait « probablement le dernier jamais construit ». Raté ! Ferrari a lancé son F12 la même année, et le V12 continue d’équiper des modèles d’exception comme la McLaren Artura ou l’Aston Martin Valkyrie aujourd’hui. Ça montre bien que, même si ces moteurs sont moins courants, ils restent la quintessence du moteur sportif pour beaucoup de passionnés.

Les promesses des voitures à hydrogène qui n’ont pas tenu

James May, en 2008, s’était montré très enthousiaste envers la Honda FCX Clarity, un véhicule à pile à combustible hydrogène. Il a même qualifié ce modèle de « voiture la plus importante depuis 100 ans ». Pour lui, les voitures électriques classiques souffraient encore de batteries peu performantes, et l’hydrogène représentait la vraie solution pour un futur propre et pratique.

Sur le papier, c’était séduisant : une voiture qui se ravitaille en quelques minutes, sans pollution directe. Mais, dans la réalité, les infrastructures ont peiné à se développer, et les coûts sont restés prohibitifs. Personnellement, je me souviens d’une tentative d’essai avec une voiture à hydrogène il y a quelques années, et le manque de stations de recharge m’avait vraiment freiné dans l’envie de passer à cette technologie.

À l’inverse, les véhicules électriques à batterie ont progressé à pas de géant, avec des autonomies qui augmentent, un réseau de recharge en expansion et des prix en baisse. Aujourd’hui, les voitures à hydrogène restent plus un pari d’avenir qu’une solution concrète pour la majorité des conducteurs.

La montée des voitures chinoises : un pari prématuré

En 2012, James May était persuadé que « dans cinq ans, tout le monde conduirait des voitures chinoises ». Il avait été impressionné par la rapidité avec laquelle les constructeurs chinois progressaient, notamment dans le domaine des véhicules électriques. C’est vrai que le pays a fait des bonds incroyables, mais le timing était un peu optimiste.

En 2017, les marques chinoises commençaient à peine à se faire une place sur le marché européen, avec MG comme figure de proue un peu discrète. Aujourd’hui, la situation a bien changé : on voit de plus en plus de modèles chinois sur nos routes, souvent à des prix compétitifs et avec des technologies modernes. J’ai récemment testé un SUV électrique chinois, et je dois dire que la qualité surprise m’a vraiment agréablement surpris, surtout pour le prix demandé.

Donc, ce n’est pas encore tout le monde qui roule avec une voiture chinoise, mais la tendance est clairement en marche. Peut-être que James May avait simplement vu un peu trop grand sur les délais, mais difficile de nier que la Chine est en train de bouleverser la donne.

Au final, ces prédictions parfois ratées montrent surtout que l’automobile évolue vite, parfois de manière imprévisible. C’est ce qui rend le monde de la voiture si passionnant, non ?