Après avoir passé environ un mois à tester longuement le nouveau Skoda Kodiaq vRS, j’ai un peu laissé de côté ce gros SUV passe-partout pour profiter tranquillement de la vie. Pourtant, impossible de ne pas partager ce que j’ai vraiment apprécié, et ce qui m’a un peu contrarié jusque-là.
Des performances qui surprennent au quotidien
Skoda Kodiaq vRS – détail
Avec 261 chevaux au compteur et un 0 à 100 km/h en 6,4 secondes, on pourrait penser que ce SUV long et lourd n’a pas grand-chose d’excitant. Pour ma part, j’en attendais pas mal moins, surtout après avoir passé du temps au volant de bolides affichant 400 ou même plus de 700 chevaux. Pourtant, ce moteur, emprunté à la Golf GTI, fait parfaitement le job.
Que vous soyez en train de doubler sur l’autoroute, rattraper votre retard au feu ou bien profitez d’une route de campagne, le Kodiaq répond toujours présent sans effort surhumain. Il laisse de la marge sans pousser à la faute, une sensation que j’ai particulièrement appréciée lors de mes trajets quotidiens. C’est cette dose de puissance maîtrisée qui, personnellement, me parle plus qu’une avalanche de chiffres et de chiffres.
Le badge vRS, plus qu’un simple logo
Skoda Kodiaq vRS – détail
Au début, je me suis demandé ce que le badge vRS apportait vraiment, surtout après avoir testé une Superb Sportline qui utilise exactement le même moteur, la même transmission et la traction intégrale, sans le fameux logo « performance ». Ça donnait l’impression que l’étiquette vRS serait plus un coup de com qu’une vraie différence.
Mais dès que j’ai pris le volant du Kodiaq vRS, on sent que l’ambiance n’est pas la même. J’aurais bien aimé les comparer immédiatement, mais malgré son poids en plus, ce SUV a une réactivité plus vive aussi bien à l’accélération qu’en virage. Et, pour le fun, il laisse parfois échapper un son qui imite vaguement un V8 – évidemment pas vrai, mais assez sympa quand tu es à l’intérieur.
Le charme discret de Skoda au quotidien
Skoda Kodiaq vRS – détail
Skoda nous offre avec ce Kodiaq une vraie leçon sur ce que devrait être un intérieur réussi, même quand on compare à des marques plus chères du groupe Volkswagen. Les matériaux sont agréables, mais ce qui m’a surtout plu ce sont ces petites astuces simples et pratiques.
Par exemple, le bouton sur le volant qui désactive rapidement l’alerte de vitesse et l’aide au maintien de voie, ou ces fameux cadrans « intelligents » qui gardent des commandes physiques pour la climatisation, alors que presque tous les concurrents passent aux écrans tactiles uniquement. J’ai aussi noté le grattoir à glace caché dans la trappe à carburant, et le parapluie logé dans la porte conducteur – des détails qui parlent bien de l’attention portée au quotidien.
Un confort que je n’attendais pas de ce SUV sportif
Skoda Kodiaq vRS – intérieur
J’avais déjà goûté le Kodiaq de la génération précédente, sans la version sportive, et ce qui m’avait marqué c’était ce côté « bulle » isolante, un peu déconnectée du monde extérieur, parfaite pour se relaxer sur la route. Je craignais que l’ajout du badge vRS transforme cette douceur en sportivité brute, mais non, le confort reste très présent.
Avec les amortisseurs adaptatifs DCC bien réglés, j’ai pu avaler pas mal de kilomètres sans fatigue, tout en profitant d’un comportement plus dynamique. Sérieusement, ce mélange atypique entre puissance et douceur en fait une voiture idéale pour les longs trajets, surtout quand on aime rouler vite sans chercher la bagarre.
Un intérieur et un espace qui jouent la carte pratique
Skoda Kodiaq vRS – coffre
Le Kodiaq n’est pas seulement un SUV grand par la taille. Il offre un vrai confort pour sept occupants, ce qui est loin d’être évident dans la plupart des voitures du même segment. Honnêtement, j’ai mesuré presque six pieds, et mon « clone » jumeau pourrait s’installer sans problème derrière moi pour un trajet confortable — un vrai exploit !
Je n’ai pas encore testé le véhicule avec les sept sièges occupés, mais je ne doute pas que l’espace et la modularité permettront de gérer juste ce qu’il faut pour passer un bon moment en famille ou entre potes. Le coffre est généreux, ce qui facilite gros week-ends ou déménagements improvisés.
Mon vrai bémol : le design extérieur
Skoda Kodiaq vRS – arrière
Il faut que je sois honnête : je ne suis pas fan du look de cette nouvelle génération de Kodiaq. Ce n’est pas moche au point de gâcher l’expérience, mais je ne peux pas non plus dire que le dessin m’emballe.
Franchement, je trouve que la silhouette est un peu trop chargée, avec des angles et plis qui donnent une impression de confusion, surtout à l’arrière. La bande LED traversant la calandre clignote comme un phare un peu trop voyant. Même les jantes de 20 pouces semblent un peu perdues sous ce gros corps.
Je me souviens encore du Kodiaq précédent, une voiture loin d’être parfaite mais dont la prestance brute me plaisait. Ici, on a l’impression de jouer la carte de la modernité au détriment de la cohérence esthétique. Heureusement, ce n’est pas tous les jours qu’on regarde sa voiture garée : le plaisir de conduite compense largement mon jugement sur ce point.
