Chaque nouvelle Ferrari fait toujours beaucoup parler d’elle, mais la toute dernière venue de Maranello, la Ferrari Amalfi, a presque glissé sous le radar. Remplaçante de la Roma, elle est la dernière à garder le V8 biturbo 3,9 litres cher à la marque, alors que la tendance est plutôt aux V6 sophistiqués ou aux V12 impressionnants. Plus surprenant encore, elle est la moins puissante de la gamme, et aussi la plus discrète.
Pourtant, je trouve que c’est peut-être la Ferrari la plus attachante du moment. Voici pourquoi.
Une puissance bien dosée

Ferrari Amalfi – vue de côté
631 chevaux, ce n’est pas rien. L’Amalfi passe de 0 à 100 km/h en 3,3 secondes et atteint une pointe de 322 km/h. Mais par rapport à sa devancière Roma, c’est seulement 20 chevaux de plus. Pour mettre en perspective, une Porsche 911 Turbo S ou une Aston Martin Vantage sont plus puissantes.
Et, franchement, je trouve que c’est plutôt une bonne chose. Après avoir testé pas mal de voitures, j’ai remarqué que trop de puissance peut vite devenir une plaie, surtout avec une propulsion arrière comme ici. Même avec toute l’électronique de pointe embarquée — on parle des systèmes ABS EVO et Slip Slide Control dernier cri — un surplus de chevaux rend parfois la voiture moins facile à dompter. Personnellement, je ne mettrais jamais mon Amalfi sur circuit, alors pourquoi Ferrari aurait-il besoin d’en faire un monstre de puissance ? Cette retenue est plutôt rafraîchissante.
Un design qui fait tourner les têtes

Ferrari Amalfi – vue arrière
Si vous suivez un peu Ferrari, vous savez que la marque a parfois du mal à sortir des designs unanimement appréciés, sauf exceptions comme la Purosangue ou la F80 qui divisent. Pour moi, l’Amalfi est un vrai souffle d’air frais.
Son museau avec sa calandre percée, même si ce capteur radar au milieu est un peu brut, rappelle la 12Cilindri, un joli clin d’œil. Et à l’arrière, les lignes s’inspirent du 296 GTB sans en faire trop. Le résultat est une silhouette élégante, pas trop tape-à-l’œil, mais vraiment classe. Il y a quelque chose de charmant dans cette simplicité, un peu comme ces voitures qu’on croise et qui vous donnent envie de ralentir pour mieux les admirer.
Un intérieur qui retrouve du bon sens

Ferrari Amalfi – habitacle
Ah, l’intérieur… Je ne sais pas vous, mais moi, je trouve que beaucoup de voitures récentes ont un habitacle qui sacrifie parfois le confort d’utilisation au profit d’un design trop futuriste ou minimaliste. Avec l’Amalfi, Ferrari semble avoir repris le bon chemin.
L’écran central est intégré de manière plus harmonieuse, ce qui change vraiment la donne. Mais ce qui m’a surtout plu, ce sont ces vrais boutons sur le volant. Fini les commandes haptiques qui demandent de regarder son volant pour s’y retrouver — un vrai cauchemar parfois. Même après avoir conduit des Ferrari récentes, je trouve que ces boutons physiques rendent l’expérience plus naturelle. Par contre, je reste sceptique sur l’idée d’intégrer les clignotants au volant, mais bon, c’est un détail.
Un son prometteur

Ferrari Amalfi – détail arrière
Bon, je ne l’ai pas encore entendu rugir en vrai, donc je reste prudent ici. Mais comme vous le savez peut-être, les normes sur le bruit deviennent de plus en plus strictes. Par exemple, j’ai récemment essayé une Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio qui, après neuf ans sur le marché, a perdu beaucoup de son caractère sonore à cause de ces règles. Son V6 magnifique est devenu presque silencieux, comme une voiture électrique au démarrage.
Ferrari assure avoir bossé dur pour que l’Amalfi garde ce son si particulier, avec un nouveau silencieux et une vanne de dérivation active qui délivre un peu plus de rugissement selon votre style de conduite. J’ai hâte de voir si c’est vraiment le cas — j’espère que ce sera une vraie symphonie pour les oreilles.
Un nom qui fait mouche

Ferrari Amalfi – face avant
Pour finir, un petit détail qui a son importance : le nom. Ces dernières années, Ferrari a eu du mal à trouver des appellations qui claquent vraiment. Entre les 296 GTB ou la F80, on reste un peu sur sa faim. La 12Cilindri, par exemple, sonne un peu bizarre en français, et la Purosangue, qui veut dire « pur sang », est ironique pour un SUV.
Le nom Amalfi est simple, joli, et évoque une des plus belles régions d’Italie. Ça roule bien sur la langue et ça colle parfaitement avec l’idée d’une voiture élégante, qui rappelle un peu l’esprit des Ferrari d’antan, plus accessibles mais toujours raffinées. Perso, j’adore cette touche d’authenticité.
En résumé, l’Amalfi n’est peut-être pas la supercar la plus spectaculaire sur le papier, mais elle a ce petit quelque chose qui donne envie de la conduire tranquillement, de profiter de chaque virage, et de savourer son style sans prise de tête. Pour une fois, cette Ferrari me donne l’impression d’être une vraie voiture de passionné.
