6 fois où les breaks sont allés en course

6 fois où les breaks sont allés en course

BMW a surpris tout le monde récemment en transformant une idée sortie d’un poisson d’avril en vraie voiture de course : une M3 Touring prête à en découdre sur les 24 heures du Nürburgring. Cette M3 break, qui repose sur la base très performante de la M4 GT3, ne fait pas que jouer les potiches au paddock, elle s’engage bel et bien dans l’une des courses d’endurance les plus exigeantes. Et franchement, voir un break filer à toute allure sur cette piste mythique, ça change un peu de l’image classique de la voiture de course typique.

Les breaks ont toujours cette réputation de voitures pratiques mais pas franchement sexy pour la compétition. Pourtant, ils ont plusieurs fois défié cette idée reçue en s’illustrant dans différentes compétitions. Je me rappelle la première fois que j’ai vu une Volvo 850 break rouler en BTCC, je ne comprenais pas trop le choix… Et pourtant, elle a marqué les esprits ! Alors, jetons un œil à quelques exemples marquants où ces voitures familiales ont fait leur show sur circuit.

Quand le break devient bête de course : quelques histoires marquantes

Subaru Levorg BTCC

Subaru Levorg BTCC

Le Subaru Levorg BTCC est sans doute le dernier break en date à avoir roulé dans un championnat majeur. En 2016, la branche britannique de Subaru a engagé cette voiture dans le championnat britannique des voitures de tourisme. Ce qui était plutôt malin, c’est que même si la voiture de base était à transmission intégrale, elle pouvait envoyer toute sa puissance sur les roues arrière, ce qui était un vrai avantage pour la compétition. J’ai vu quelques vidéos de courses où Ash Sutton pilotait ce bolide, capable de tirer son épingle du jeu, et il a même décroché un championnat en 2017 avec.

Un truc qui m’a marqué, c’est la façon dont ce break, dont on n’attend pas forcément de sensation de course, a su se battre contre les modèles plus traditionnels. Malheureusement, l’aventure s’est arrêtée en 2019 avec le retrait de Subaru du BTCC.

Honda Civic Tourer BTCC

Honda Civic Tourer BTCC

Un peu plus tôt, en 2014, le Honda Civic Tourer s’est essayé au BTCC. À cette époque, les équipes d’usine Honda roulaient bien souvent avec des Civic à hayon, mais là, elles ont décidé de passer au break. Personnellement, j’étais surpris du changement, car en pilotage, un break n’est pas la plateforme la plus maniable. La saison a donné lieu à quelques victoires, mais au final, MG a surpassé Honda dans le classement des constructeurs, mettant fin à une longue série de victoires Honda depuis 2009. Notre break n’a donc tenu qu’une année avant de céder sa place à une Civic Type R plus classique en 2015.

Volvo 850 Break BTCC

Volvo 850 Break BTCC

Mais la plus emblématique, c’est clairement la Volvo 850 Break qui a roulé en 1994 en BTCC, à la grande époque du Super Touring. Le choix du break était un peu un coup marketing, mais pas seulement : il offrait aussi un léger avantage aérodynamique comparé à la berline. Je me souviens encore des images de cette Volvo, tout sauf discrète, dévalant les circuits britanniques en sautillant sur les vibreurs comme une vraie furie. C’était franchement marrant à voir ! Pourtant, sur le plan des résultats, la Volvo break n’a pas brillé, finissant loin des premières places. Mais son passage en piste reste gravé dans la mémoire des fans bien plus que ses performances.

Un break en montagne : course de côte avec la Skoda Octavia Estate

On associe rarement les breaks à la course de côte, mais là encore, certains modèles se sont aventurés sur ce terrain. La Skoda Octavia Estate est un bon exemple. Même si elle n’a jamais été un monstre de la discipline, avoir un break s’attaquer aux pentes raides avec des moteurs bien préparés, ça donne un mélange assez cool. Parfois, j’ai eu la chance d’assister à ces épreuves, et franchement, voir un break en plein effort, c’est un vrai spectacle à part pour les amateurs comme moi.

Au fond, tous ces exemples prouvent une chose : les breaks, souvent délaissés pour la compétition, ont pourtant un vrai potentiel sportif, capable de surprendre et de faire vibrer les fans. La M3 Touring de BMW, que j’attends personnellement avec impatience, pourrait écrire un nouveau chapitre passionnant dans cette histoire peu commune des breaks au sport automobile.