Critique de Roadcraft : Forte Fun, tant que vous avez des amis

Roadcraft Review: Forte Fun, tant que vous avez des amis

Je me souviens de cette première mission sur RoadCraft où, après presque une heure, j’avais sérieusement envie de jeter l’éponge. J’avais appris les bases du jeu et ma tâche était de récupérer un générateur sur un chantier abandonné pour alimenter une installation voisine. Simple, non ? Sauf que je devais traverser un bâtiment à moitié construit en faisant tomber des panneaux en bois pour passer. Pas évident avec mon Defender, pas vraiment taillé pour ce genre de terrain.

Ce n’était pas la première fois que j’arrivais à ce point. La fois précédente, j’avais fini la tête en bas sur le toit de mon véhicule après un mauvais virage. Cette fois, c’est presque pareil. Sous une pluie virtuelle, je pesais le pour et le contre, regardant l’horloge. 22h30. C’était l’heure de quitter.

Pas parce que j’étais à bout, au contraire. Mes potes, qui avaient promis de m’aider à tester la partie coopérative de RoadCraft, venaient de se connecter. Prêts à dépatouiller les pneus coincés dans la boue. Et là, je ne savais pas encore à quel point on allait bien s’éclater pendant les prochaines heures.

Créer ta boîte, la première étape

Capture d'écran dans le jeu Roadcraft

Une capture d’écran qui montre bien l’ambiance de RoadCraft

Avant de pouvoir foncer dans l’aventure, il faut d’abord créer ta propre entreprise. Rien de compliqué : tu choisis un nom (je te conseille quelque chose d’un peu fun, genre “les muckers fuddy”), tu sélectionnes une livrée pour tes véhicules et tu choisis ta voiture de scout.

Pour démarrer, tu peux prendre soit le Defender évoqué plus tôt, soit une camionnette qui ressemble fort à un Ford F-150, même si ce n’est pas explicitement dit. Perso, j’ai pris le Defender, mais tu pourras vite acheter l’autre.

Le jeu commence par quelques tutos qui expliquent bien comment gérer ta voiture: quand utiliser le blocage de différentiel, comment activer la traction intégrale, et comment tirer parti de la gamme basse. Si tu as déjà touché à des jeux du même studio comme Mudrunner ou Snowrunner, ça te semblera familier, mais l’intensité est dosée pour ne pas devenir pénible si tu es novice.

Le vrai kiff, c’est en coop

RoadCraft en mode coop

Je te le dis franchement, jouer en solo, c’est sympa au début, mais ça peut vite devenir répétitif. Tu passes ton temps à remplir des camions de sable pour solidifier des chemins boueux, à faire des allers-retours interminables, et à refaire la même chose plusieurs fois. J’ai failli décrocher plusieurs fois.

Mais avec des amis, tout change. On était quatre à se répartir les rôles, à s’entraider, à se tirer la bourre. Quand tout roule, c’est hyper satisfaisant de voir le convoi avancer ensemble, et quand quelqu’un décide de faire une blague en accrochant un camion à l’autre, on éclate de rire. Franchement, ces moments-là valent le coup à eux seuls.

Les missions varient assez bien : parfois tu explores la zone avec les scouts, parfois tu construis des routes pour permettre le passage des gros véhicules. C’est souvent un vrai travail d’équipe, et ça m’a même donné envie de laisser tomber mon boulot pour créer une vraie boîte de reconstruction post-catastrophe… avant de me rappeler que le vrai boulot, c’est moins drôle et bien plus stressant !

L’objectif principal ? Travailler ensemble pour créer des itinéraires fiables pour transporter les fournitures. Mais c’est aussi là que le bât blesse un peu.

Un système d’itinéraires parfois frustrant

Capture d'écran dans le jeu Roadcraft

La précision est de mise pour tracer un chemin sans accrocs

Si tu as déjà joué à d’autres jeux du studio, tu sais que parfois le polish n’est pas toujours au top, et RoadCraft ne fait pas exception. Le point faible majeur vient du système d’IA pour le routage. Le jeu te demande de placer manuellement des points pour que l’IA puisse tracer le chemin entre A et B, mais cette IA manque clairement d’intelligence.

Elle suit la ligne à la lettre, peu importe s’il y a un arbre, un baril ou un obstacle mineur. J’ai passé près d’une heure à lisser un tronçon de route hyper boueux, et au premier obstacle, bam, un camion se plante dans une clôture parce que mon point était mal placé d’un millimètre. C’est rageant.

Et évite de rouler devant un véhicule en mode itinéraire, sinon il te fera sans cesse des détours pour t’éviter, et peut même faire échouer toute la route, alors que la fois précédente ça passait nickel. Espérons que les développeurs amélioreront ce point rapidement.

Des performances en dents de scie

Capture d'écran dans le jeu Roadcraft

J’ai testé le jeu sur un PC équipé d’un AMD Ryzen 5 7600X et d’une NVIDIA RTX 4070, avec les réglages en high pour privilégier la qualité. Le framerate oscille entre 80 images par seconde et parfois chute sous les 50. Pas dramatique pour moi, mais certains amis avec des configs moins puissantes ont eu des résultats plus aléatoires.

Les bugs ne sont pas légion, mais j’ai eu un freeze complet qui m’a obligé à repartir de zéro en supprimant la sauvegarde. Pas la fin du monde, mais assez frustrant sur le coup.

Côté support périphériques, le jeu reconnaît les volants Logitech et Thrustmaster, mais j’ai galéré à faire marcher mon volant Moza ou Fanatec, malgré plusieurs essais. Un point à améliorer pour les fans de simulation.

Alors, faut-il craquer pour RoadCraft ?

RoadCraft Review: Forte Fun, tant que vous avez des amis

Si tu es plutôt joueur solo, je te dirais d’y réfléchir à deux fois. L’expérience solo manque un peu de peps et peut rapidement devenir répétitive. Par contre, si tu as un groupe d’amis qui aiment s’immerger dans la boue virtuelle et s’entraider, tu vas vraiment prendre du plaisir.

Personnellement, c’est avec mes potes que j’ai découvert tout le fun du jeu. Les moments où on se chamaille en essayant de ne pas coincer les camions, ou quand on s’entraide pour créer un passage, restent mes meilleurs souvenirs.

Alors, si jamais tu cherches des “muckers fuddy” prêts à bosser avec toi, tu sais où me trouver !