DS7 Vauban. Forteresse sur roues

DS7 Vauban.  Forteresse sur roues

Défi relevé en 2017 avec la livraison de la première DS blindée au Président de la République Emmanuel Macron, DS Automobiles présente, après cinq ans, la DS 7 Vauban, la « forteresse sur roues » des personnalités publiques qui exigent une sécurité accrue, avec le raffinement et la description correspondants. Mais aussi un prix qui représente un tiers de celui de la concurrence !

Le projet a été conçu par DS Automobiles, en collaboration avec un partenaire bien connu du groupe Stellantis dans la préparation de ce type de véhicules blindés et hautement personnalisés, Welp France. Lequel, après avoir déjà participé à la construction de la DS 7 Elysée livrée au Président de la République, en 2021, s’est cette fois lancé dans une nouvelle version blindée de la DS 7, à vendre aux clients qui nécessitent une sécurité accrue.

DS7 Vauban Forteresse sur roues

Transformée dans les installations du constructeur à Hérimoncourt (fait intéressant, lieu de naissance de Peugeot), à environ 100 km de l’usine d’où proviennent toutes les DS 7, à Mulhouse, la DS 7 Vauban s’affirme donc d’emblée comme une véritable voiture française. produit. Une ambition qui s’exprime d’ailleurs dans le nom choisi, Vauban, et qui trouve ses origines chez Sébastien Le Preste de Vauban, l’un des grands ingénieurs militaires du XVIIe siècle et qui fut également connu comme le père et le mentor des forteresses. construits sous le règne de Louis XIV, non seulement en France, mais aussi en Belgique, en Allemagne, en Italie… et au France.

Des bâtiments qui, en leur temps, sont devenus célèbres pour être pratiquement imprenables, c’est aussi la principale qualité que la marque premium française promet d’offrir aux clients DS7 Vauban. Dans ce cas, grâce à une armure qui, bien que presque imperceptible de l’extérieur, utilise des fibres d’aramide ou de kevlar, des fibres de polyéthylène haute performance, de l’acier blindé et du verre de sécurité de 22 mm (!) d’épaisseur (plus épais qu’un doigt !), pour garantir une Niveau de protection VPAM. En d’autres termes, une défense efficace contre la plupart des armes à feu, des pistolets aux fusils de chasse.

D’autre part, et parce que le « cahier des charges » du projet comprenait également l’exigence de maintenir la même agilité et le même dynamisme du modèle qui est à la base des conversations, soulignant la réussite réalisée par les techniciens de Welp, qui, malgré tous les ajouts effectués, ont fait ne pas ajouter plus de 164 kg au poids de la DS 7 (généralement, ce type de conversions implique une augmentation de poids de l’ordre d’une tonne !). Cela a non seulement permis l’entretien de véhicules ayant une apparence et des dimensions identiques à l’original, mais n’a également nécessité aucune modification de la suspension adaptative ou du système de freinage. Permettant également de le conduire par tout conducteur titulaire d’un permis véhicule léger !

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Néanmoins, comme l’a confié à TURBO le directeur général de Welp, Giles Demaret, certains aspects sont encore en cours de modification et d’approbation. Comme c’est le cas des pneumatiques, un équipement qui, chez le seul Vauban produit à ce jour et que nous avons eu l’occasion d’observer « in situ » lors de la présentation réalisée en région parisienne, en France, ne présente aucun changement par rapport à la solution qui équipe le standard DS 7, mais uniquement parce que Welp poursuit les discussions avec plusieurs marques de pneumatiques, dans le but de trouver le pneu Runflat le plus adapté au blindé français.

« En gros, nous voulons un pneu Runflat qui n’implique pas une augmentation excessive du poids de la voiture, et dès que nous aurons trouvé ce que nous voulons, la prochaine étape sera de ré-homologuer la voiture avec cette nouvelle solution », a expliqué Demaret. .

Hautement protégé… et personnalisé

Tout aussi spécifiques à ce Vauban sont des solutions telles que le système d’extinction automatique d’incendie, le système de régénération de l’air intérieur, les interphones qui permettent de parler (et d’entendre) avec le monde extérieur sans avoir besoin d’ouvrir aucune porte ou fenêtre, ainsi que des équipements tels que comme des lucioles bleues et une sirène. Ce dernier, pouvant émettre son propre son, pour ne pas être confondu avec un véhicule de police.

En même temps, et parce qu’il s’agit d’un véhicule blindé destiné non seulement à des personnalités politiques et gouvernementales de haut rang, mais aussi et surtout à une clientèle civile, recherchant sécurité et protection lors de ses déplacements, la garantie, laissée par Gilles Demaret, que , Même en conservant la discrétion et la distinction qu’exige un véhicule de ce type, les personnes intéressées pourront profiter d’une haute personnalisation. « Le client doit simplement nous dire ce qu’il veut et nous ferons tout notre possible pour y parvenir », a-t-il garanti.

En effet, comme nous avons pu le constater dans l’unité qui nous a été connue, statiquement, à Mortefontaine, la première idée qui ressort est la difficulté de distinguer le Vauban de la DS 7 conventionnelle, les deux ayant les mêmes caractéristiques distinctes et même de l’air réglementaire, étant nécessaire une analyse plus longue, de préférence en compagnie de quelqu’un qui sait ce qui nous attend, pour découvrir le remplacement de la petite vitre triangulaire, dans le dernier pilier, par une plaque blindée bien déguisée qui protège/cache les occupants  » têtes. Ou, à l’intérieur, l’énorme épaisseur de la vitre de la porte conducteur, qui est également la seule à s’ouvrir (les autres sont désactivées pour des raisons de sécurité), ainsi que la vitre pare-balles séparant l’habitacle de l’espace de chargement.

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Dans un habitacle sans changement, tant en termes esthétiques qu’en termes d’équipement, d’habitabilité et de bien-être élevé, par rapport au modèle original, tout aussi spécifique à cette version blindée, se trouve l’ensemble de boutons métalliques à côté du levier de boîte de vitesses, destinés à activer les différents équipements qui permettent d’interagir avec le monde extérieur.

Moteur (et conduite) inchangé

Désormais sans nouveauté, le groupe motopropulseur apparaît sous le capot de la DS 7 Vauban et n’est rien de plus, rien de moins que le célèbre hybride E-Tense de 300 ch, accompagné d’une transmission automatique à double embrayage à huit rapports et tout-en-un. système d’entraînement des roues. Une solution qui, dans cette DS un peu plus lourde, devrait tout de même permettre une accélération de 0 à 100 km/h en 6,1 secondes, ainsi que des reprises de 80 à 120 km/h en 3,9 secondes.

Et nous disons « devrait » car, bien que nous soyons invités à la soirée de présentation, nous n’avons pas encore été autorisés à conduire la Vauban. Comme l’ont expliqué les responsables de DS, car il n’y a encore qu’une seule unité terminée, car le modèle est actuellement en cours d’approbation.

Afin d’apaiser la curiosité des journalistes présents, une solution alternative consistait à un moment de conduite, sur différents types d’itinéraires disponibles au sein même du circuit de Mortefontaine, au volant d’une DS 7 E-Tense 4×4 300 (la même et unique moteur qui dessert le Vauban), mais avec un poids de 164 kg dans le coffre !

Si la solution présentée peut difficilement être comparable, en termes de sensations, à la version blindée, tout d’abord en raison de la manière dont le poids est réparti (dans le Vauban, le poids supplémentaire concerne l’habitacle, alors que dans l’essai véhicules il était dans le coffre), la vérité est que le moment était encore spécial, car même avec les fortes pluies qui ont frappé la région ce jour-là, nous avons pu conduire une DS 7 sur la piste ovale du circuit, avec une pente de 45 degrés au maximum, à des vitesses proches de 150 km/h et, pire encore, en enlevant les mains du volant, pour vérifier la stabilité et la sécurité du véhicule ! Le tout, bien sûr, en compagnie d’un moniteur expérimenté…

Ensuite, en plus de cette expérience, il était encore temps de rouler encore un peu sur une route goudronnée qui, avec quelques chicanes entre les deux, cherchait à imiter les routes secondaires françaises sinueuses (dans certaines zones, même sur des routes très dégradées !), le pilotage se terminant dans une zone plus ouverte, comme un parking, où une piste de slalom a été « construite », à l’aide de quilles, se terminant par une petite ligne droite d’accélération, suivie d’un freinage complet. Tout cela exige que DS 7 ait répondu avec compétence.

Six mois d’attente

Enfin, disons que, le Vauban étant encore en cours d’homologation, DS Automobiles espère pouvoir démarrer les ventes peu après, probablement en juin, le France faisant partie des marchés prévus. Car, à partir du moment de la commande, le client doit faire face à une attente d’au moins six mois, jusqu’à ce qu’il puisse profiter de sa « forteresse ».

Côté tarifs, même si rien n’est encore défini pour le marché national, en France, la DS 7 Vauban devrait avoir un prix d’entrée de 165 000 €. Un montant qui, même s’il peut paraître élevé au premier abord, représente, comme la marque française l’a souligné à plusieurs reprises, environ un tiers de ce que coûte la grande majorité de ses concurrents !…