Le Caterham Seven, c’est un sacré morceau de l’histoire automobile, surtout quand on parle de petites sportives légères. Au fil des ans, il a connu toutes sortes de motorisations, depuis un tout petit moteur Suzuki de 660 cm³ jusqu’à un V8 suralimenté capable de délivrer plus de 550 chevaux, un vrai monstre fait en combinant deux moteurs de Superbike. Mais si on cherche un moteur qui a vraiment marqué la gamme depuis longtemps, c’est bien le 1,6 litre atmosphérique de Ford, notamment la fameuse version Sigma qu’on retrouvait aussi dans des modèles comme la Ford Focus.

Caterham Seven 310 Encore – bleu, avant
Mais cette époque est en train de tirer sa révérence. Pour marquer la fin de cette ère, Caterham lance une édition spéciale : le Seven 310 Encore. Basée sur la version intermédiaire 310, cette édition utilise toujours le moteur Sigma, mais en version poussée à 152 chevaux, associé à une boîte manuelle à cinq rapports. Résultat ? Le 0 à 100 km/h est avalé en seulement 4,9 secondes, avec une vitesse max de 205 km/h environ. Le rapport poids/puissance reste impressionnant avec 281 chevaux par tonne, ce qui explique cette vivacité.

Caterham Seven 310 Encore – Bleu, côté
Un look et des performances boostés pour la dernière ligne droite
Le 310 Encore ne se contente pas d’un moteur amélioré, il reçoit aussi plusieurs mises à jour techniques qui viennent directement du modèle de course 310R. Par exemple, on trouve un volant plus léger pour une meilleure réactivité, des disques de frein ventilés de 254 mm à l’avant pour un freinage plus costaud, ainsi qu’une suspension sportive incluant une piste avant élargie, des ressorts réglables et une barre anti-roulis à l’arrière. Bref, c’est une petite bombe taillée pour le plaisir sur circuit comme sur route.
Côté esthétique, Caterham s’est bien amusé avec six livrées inspirées par des titres musicaux, un clin d’œil assez sympa qui change des classiques coloris un peu trop sérieux. On a par exemple des noms comme Blue Monday ou Goodbye Yellow Brick Road. Le jaune, en particulier, m’a rappelé les versions rallye de la Peugeot 205, surtout celles des courses de Dakar ou Pikes Peak. Pas étonnant, ça donne un look très dynamique et un brin vintage. Les bandes décoratives rétro complètent parfaitement le style.

Caterham Seven 310 Encore – Blanc, côté
Plusieurs touches visuelles viennent renforcer ce côté sportif et exclusif : on retrouve par exemple le fameux Aero Nosecon du modèle 620R, une calandre taillée pour la compétition, un pack noir sur les éléments extérieurs, ainsi que des arches avant en fibre de carbone. Les jantes de 13 pouces bénéficient d’une finition canonnée sur mesure, enveloppées dans des pneus Toyo R888R, connus pour leur adhérence exceptionnelle. À l’intérieur, on est loin d’un simple habitacle dépouillé : les sièges en cuir noir et un tableau de bord carbone avec des cadrans spécifiques rappellent bien le caractère unique de cette édition.
Une fin d’époque pour un moteur mythique
Seules 25 voitures seront produites, chacune affichée à environ 46 500 €. Un prix qui peut paraître élevé, mais justifié par la rareté et le soin apporté aux détails. Ce qui me fait me poser la question : qu’est-ce qui va prendre la relève du moteur Sigma, qui a accompagné tant de pilotes amateurs et passionnés ? Apparemment, les pilotes de l’Académie Caterham passent déjà à un nouveau moteur turbocompressé signé Renault, et ça ne m’étonnerait pas que les futures versions de route suivent cette tendance.
Pour ma part, j’ai toujours adoré le charme simple et pur du Seven avec ce moteur atmosphérique : la sensation d’être au plus près de la route, la mécanique qui respire, et ce bruit caractéristique qui donne le sourire à chaque accélération. Le 310 Encore parle à ceux qui aiment rouler sans artifices mais avec un sacré caractère. Et même si la page se tourne, cette édition spéciale semble être un très bel hommage à une époque qui a marqué bien des pilotes, moi y compris.
