Surprise du jour dans le monde de l’auto électrique : Ford et Renault joignent leurs forces pour créer une nouvelle génération de petits véhicules 100 % électriques. Ces modèles vont s’appuyer sur la plate-forme Ampère de Renault, celle qui sert déjà de base à des voitures populaires comme les Renault 4 et 5 récentes.

Jim Farley, PDG de Ford, et François Provost, PDG du groupe Renault
Une alliance qui promet un cocktail bien dosé entre style et technologie
Alors que certains pourraient craindre que Ford se contente juste de rebadger des électriques Renault, l’histoire est un peu plus intéressante. Les futurs véhicules Ford n’auront pas seulement un nouveau logo, mais bien une expérience de conduite qui leur sera propre. L’idée est de conserver ce fameux ADN Ford : une conduite dynamique et un design qui reflètent l’esprit de la marque. Le premier modèle issu de cette collaboration devrait débarquer dès début 2028.
La production est prévue dans une usine Renault située dans le nord de la France — probablement celle de Douai — où sont déjà fabriquées des voitures électriques comme la Renault 4, la 5, la Mégane électrique ainsi que la Nissan Micra nouvelle génération. J’ai eu la chance de visiter cette usine il y a quelques années, et j’ai été bluffé par la fluidité de la chaîne de montage et l’attention portée à la qualité, un gage rassurant pour ces futures Ford.
Au-delà des voitures : un coup d’œil vers les utilitaires
Ford et Renault ne se limitent pas aux voitures particulières. Ils ont aussi signé une lettre d’intention pour co-développer des véhicules utilitaires. Le monde des utilitaires légers est en pleine mutation électrique, et cette collaboration pourrait ouvrir des portes à de nouveaux modèles adaptés au marché européen.
En revanche, on ne sait pas encore ce que cette nouvelle alliance indique pour le partenariat déjà existant entre Ford et Volkswagen. Ce dernier partage déjà ses plateformes électriques, notamment pour les gros utilitaires et des SUV comme le Ford Explorer basé sur la VW ID.4. Pour ma part, je suis curieux de voir comment ces multiples alliances vont se coordonner. Ça ressemble un peu à un jeu de chaises musicales entre constructeurs, et parfois c’est compliqué de suivre tous les mouvements.

Renault Mégane électrique
Un atout pour Ford qui cherche à se refaire une place en Europe
Si vous suivez l’évolution du marché européen, vous savez que Ford a perdu du terrain ces dernières années. En 2014, elle était la deuxième marque la plus vendue sur le continent ; aujourd’hui, elle ne figure même plus dans le top 10. Cette collaboration avec Renault pourrait donc être une opportunité en or pour Ford de reconquérir une clientèle européenne plus large — en misant sur des voitures électriques accessibles et bien pensées.
Jim Farley, le patron de Ford, évoque cette alliance comme une étape importante pour “bâtir une activité plus efficace, tournée vers l’avenir en Europe”. Il insiste sur la combinaison de l’expérience industrielle et électrique de Renault avec le style et la sensation de conduite propres à Ford. En tant que passionné, je trouve cette association plutôt prometteuse, surtout si les véhicules gardent ce fameux feeling de conduite que j’aime chez Ford — un peu sportif, un peu fun, mais toujours accessible.

Ford Focus
La grande interrogation reste sur le type de voitures qui sortiront de cette collaboration. Va-t-on revoir une nouvelle Fiesta devenue électrique, pourquoi pas basée sur la Renault 5 ? Ou bien une Focus 100 % électrique inspirée de la Mégane ? Personnellement, j’espère qu’ils ne se contenteront pas seulement de copier-coller les modèles Renault. Ford a tellement su nous surprendre avec des modèles comme la Focus ST que je rêve de retrouver cette fougue dans leurs futures électriques.
En tout cas, le partenariat entre ces deux géants promet de secouer le marché des voitures électriques européennes dans les années à venir. Il faudra juste patienter un peu avant de voir ces modèles en concession et de les tester.
