Ford fait un tournant audacieux en annonçant son abandon des modèles jugés « ennuyeux » pour se concentrer sur des véhicules emblématiques. Ce choix, énoncé par son PDG, soulève des questions sur l’avenir de la marque et sur son intention de s’implanter durablement dans un marché en pleine transformation.
À l’heure où il se débarrasse de certains de ses modèles les plus emblématiques, Ford affirme son intention de ne plus fabriquer ce qu’il appelle des « voitures ennuyeuses ». Et il donne même des exemples : la Fiesta et la Focus !
Cette déclaration a été faite par le PDG de Ford Motor Company, Jim Farley, dans une récente interview accordée au British CAR, dans laquelle, tout en supposant que certains de ces modèles étaient « aimés par de nombreux clients », il a affirmé que cela ne valait pas la peine d’investir. plus d’argent dans des propositions comme la Fiesta, la Focus ou la Mondeo.
Farley estime plutôt que le pari devrait être de « sortir du secteur automobile ennuyeux et de se lancer dans le secteur des véhicules emblématiques », comme c’est le cas avec des modèles comme le Bronco, la Mustang ou le Raptor. Des propositions pour les passionnés qui, dit-il, étaient une « activité secondaire », mais qui désormais, grâce à des financements qu’ils n’avaient jamais eu jusqu’à présent, deviennent « notre affaire ».

Parallèlement, Ford espère obtenir des résultats avec certains véhicules électriques, notamment ceux basés sur la plateforme MEB de Volkswagen, comme l’Explorer ou le Capri. Et cela, malgré les similitudes avec des modèles de la marque allemande comme l’ID.4 ou l’ID.5, pourrait devenir, avec la future version 100% électrique du best-seller Puma, des produits importants.
Cependant, avec cette nouvelle stratégie d’abandon des modèles dits « ennuyeux », Ford pourrait aussi laisser à la merci de ses concurrents un secteur du marché – celui des « voitures normales » – qui porte encore beaucoup de poids. de poids dans les comptes de tout fabricant.
A l’heure où les ventes de la marque nord-américaine sur le Vieux Continent continuent de chuter librement (-16% dans l’Union européenne, l’AELE et le Royaume-Uni), il en va de même pour la part de marché (elle est passée de 4,1% à 3). 3%), la nouvelle stratégie comporte toujours un niveau élevé d’incertitude…
