Garagisti GP1 a été dévoilée comme l’hypercar V12 Upstart du Royaume-Uni

Garagisti GP1 a dévoilé en tant qu'hypercar V12 Upstart du Royaume-Uni

Ces dernières années, on a vu surgir pas mal de startups spécialisées dans les hypercars à tirage limité, souvent vantées comme étant «brutes», «pures» et «sans artifices», une sorte de réponse à la sophistication toujours plus grande des voitures grand public. Parmi ces nouveautés, on peut citer Nilu, Oilstainlab ou encore Giamaro. Et maintenant, un nouveau nom entre dans la danse : le Garagisti GP1.

Avec un nom qui sonne clairement italien, on pourrait penser que cette voiture vient tout droit de la botte. Eh bien non, c’est en réalité une création 100% britannique.

Garagisti GP1 - arrière

Garagisti GP1 – vue arrière

Un cœur 100% italien dans une âme anglaise

Au centre de cette bête se trouve un V12 atmosphérique de 6,6 litres, capable de délivrer 789 chevaux à 9000 tours par minute, avec plus de 800 Nm de couple. Ce moteur est signé Italtecnica, un préparateur italien qui s’est déjà fait un nom sur des projets comme la Porsche 928 de Nardone, la Lancia 037 de Kimera, ou encore l’Alfa Romeo Giulia de Totem. Autant dire que le savoir-faire est là.

La puissance est envoyée aux roues via une boîte manuelle à six rapports fournie par Xtrac, une référence britannique dans le domaine des transmissions de course. Côté technique, on retrouve aussi des éléments de qualité : les freins Brembo, la suspension Ohlins, et un châssis en fibre de carbone conçu par Dexet, une société qui travaille avec des équipes de Formule 1. Le poids sec annoncé est d’un peu plus de 1000 kg, ce qui promet un rapport poids/puissance très favorable.

Garagisti GP1 - Détail latéral

Garagisti GP1 – détail latéral

Un style vintage revisité avec modernité

Le design a été confié à Angel Guerra, un ancien de Bugatti-Rimac, dont on peut retrouver la patte sur des voitures comme la Tourbillon ou la Nevera. Il s’est inspiré de l’esthétique angulaire des années 1970, évoquant des icônes comme la Lamborghini Countach ou la Lancia Stratos Zero. Et je dois dire que ces lignes me rappellent les voitures que je rêvais de conduire quand j’étais adolescent. Ce mélange de formes tranchées et de détails raffinés, comme les jantes au style Alfa Romeo, donne à la GP1 un charme fou.

À l’intérieur, l’ambiance est volontairement dépouillée : pas d’écran central géant, ni même d’affichage visible au premier coup d’œil. Tout semble pensé pour que le conducteur reste concentré sur l’essentiel, sans distractions numériques. J’ai toujours aimé ce genre d’approche, parce que ça rappelle les voitures d’antan où chaque bouton, chaque cadran avait une fonction précise, pas juste un gadget high-tech.

Garagisti GP1 - intérieur

Garagisti GP1 – intérieur épuré

Un projet exclusif pour les vrais passionnés

Mario Escudero, co-fondateur de Garagisti, résume bien l’idée derrière cette hypercar : « Et si l’âge d’or des supercars analogiques ne s’était jamais arrêté ?  Et si les icônes des années 80, 90 et 2000 pouvaient inspirer une nouvelle génération ? » Cette philosophie se ressent dans chaque détail de la GP1.

Attention, ce n’est pas pour tout le monde. La production est limitée à seulement 25 exemplaires, avec un prix de départ de 2,8 millions d’euros avant taxes et frais de livraison. Les 12 premiers acheteurs auront même un accès privilégié au programme de développement, ce qui est une belle manière de s’impliquer dans la naissance de ce projet.

Garagisti GP1 - arrière

Garagisti GP1 – vue arrière avec diffuseur

J’avoue que, comme beaucoup, j’ai un peu de mal à croire que chaque projet de supercar neuve voit vraiment le jour. Trop souvent, on entend parler de ces rêves qui s’évanouissent avant même que la voiture ne roule. Mais si Garagisti parvient à concrétiser son idée, ce sera une belle bouffée d’air frais. Moi qui adore les V12 bruyants et les sensations mécaniques, je croise les doigts pour que cette GP1 fasse parler d’elle sur nos routes (et dans nos jeux !).