Le Mitsubishi Airtrek Turbo-R : quand le break rencontre la sportivité
Avez-vous déjà pensé que la Mitsubishi Lancer pouvait être un peu plus pratique sans perdre de sa fougue ? Les Japonais ont eu droit à une version break de l’Evo IX, mais elle restait assez compacte. Moi, je voulais du volume, un vrai break familial avec du caractère, et c’est là que le Mitsubishi Airtrek Turbo-R entre en scène.
Selon moi, cet Airtrek est un mix parfait entre praticité et sportivité. Il s’agit en réalité de la première génération de l’Outlander japonaise, rebaptisée Airtrek et préparée pour offrir un peu de piment. Dans cette période où les constructeurs nippons aiment bien s’amuser à monter des versions musclées de quasiment tous leurs modèles, l’Airtrek Turbo-R n’est pas en reste, aux côtés d’autres crossovers sportifs comme le Subaru Forester STI ou le Nissan X-Trail GT.

Un cœur d’Evo pour un crossover pratique
Sous le capot, Mitsubishi a greffé le moteur de la Lancer Evo VII, ce fameux 4G63 turbo de 2 litres, mais avec une petite customisation. Là où la version Evo affiche 276 ch, ici il est bridé à 237 ch, sûrement pour répondre aux normes locales et préserver la fiabilité du crossover.
Je dois avouer que ce dosage est plutôt malin et surprenant pour un SUV familial. L’Airtrek conserve la traction intégrale permanente de l’Evo, même si certains systèmes électroniques comme le contrôle dynamique du couple ne sont pas là, et la boîte est une automatique à cinq rapports, un choix sûrement fait pour le confort au quotidien.
Malgré ces concessions, le Turbo-R ne manque pas de punch : il atteint les 100 km/h en environ 6,5 secondes, ce qui est assez impressionnant pour un véhicule de ce type et de cette époque. Personnellement, rouler dans un véhicule comme celui-ci doit être un vrai plaisir, surtout si on veut sortir des sentiers battus avec une petite famille ou un groupe d’amis, en gardant ce côté joueur.

Discrétion et performances : un drôle de cocktail
L’Airtrek Turbo-R n’en fait pas trop niveau look. À côté de certaines sportives criardes, il se présente plutôt sobrement. Les seuls indices qu’il cache un moteur de rallye sont ses jantes en alliage plus grosses et la fameuse prise d’air sur le capot. Pour info, l’exemplaire qu’on voit arbore en plus un système d’échappement un peu moins discret.
J’ai un faible pour cette approche plus subtile, presque confidentielle. Ce genre de voiture peut passer inaperçue tout en offrant des sensations rares dans cette catégorie à l’époque. Ça me rappelle mes balades en break un peu modifié où personne ne s’attendait à quoi que ce soit de fou, et pourtant le moteur chantait fort sous le capot.
Pour la petite anecdote, le modèle présenté affiche un compteur à seulement 55 600 km, ce qui est assez peu pour un véhicule de cet âge. Côté budget, son prix de départ en occasion est d’environ 5600 €, ce qui me paraît vraiment raisonnable compte tenu de ses qualités.
Franchement, le marché japonais regorge de perles comme ce Mitsubishi Airtrek Turbo-R, des voitures pas toujours connues chez nous, mais avec des personnages attachants. Dommage qu’on ait si peu de breaks familiaux boostés turbo chez nous, ça aurait parfaitement trouvé sa place dans ma sélection de voitures de jeu préférées !
