Une Bugatti Chiron Super Sport 2024 très spéciale a récemment fait parler d’elle aux enchères. Cette voiture unique porte fièrement le nom « Éléphant Blanc », en hommage à l’une des créations les plus emblématiques de Bugatti : la Type 41 Royale d’avant-guerre.
Une inspiration classique dans une supercar moderne
Cette Chiron a été conçue spécialement pour évoquer la Bugatti Royale Type 41, surnommée « Éléphant Blanc » à cause de la sculpture d’éléphant créée par Rembrandt Bugatti qui ornait son capot. Sur ce modèle récent, cette référence n’est pas qu’un clin d’œil esthétique : le thème de l’éléphant est présent jusque dans l’habitacle, avec des broderies d’éléphants personnalisées sur les appuie-tête. Pour ma part, j’adore ces petites attentions qui donnent une vraie âme à une voiture.
Son extérieur se pare d’un blanc glacier élégant, tandis que l’intérieur dévoile un cuir bleu course français rarissime. Ce combo m’a vraiment surpris, surtout avec son origine canadienne qui contraste avec les specs fixées pour les États-Unis où elle a été destinée. La voiture est restée fidèle à sa peinture et à ses finitions d’origine, ce qui est assez rare quand on voit le soin que les propriétaires ont souvent tendance à mettre dans les hypercars de ce calibre.
Sous le capot : la bête hyper puissante
Passons aux choses sérieuses, le moteur. Sous cette carrosserie élégante, on retrouve le légendaire W16 quadri-turbo de 7,9 litres, déjà connu pour sa force incroyable. Cette version Super Sport délivre pas moins de 1 578 chevaux à 7 000 tours/minute, avec un couple démentiel de 1 600 Nm environ. En conduite, cette puissance est transmise aux quatre roues via une boîte double embrayage à sept rapports, ce qui assure des passages de vitesse ultra-rapides et efficaces. Je me rappelle la première fois que j’ai pu entendre un W16 en vrai, un son inoubliable qui donne des frissons !
Son ancêtre directe est la Chiron Super Sport 300+, la première hypercar à franchir la barre des 482 km/h (300 mph). La version actuelle est limitée à 440 km/h (273 mph), ce qui reste absolument fou. Imaginez-vous, la boîte qui embraye en septième à plus de 420 km/h, c’est un cap symbolique qui laisse rêveur même les pilotes expérimentés.
Technologie et sensations : un cocktail équilibré
La Chiron n’est pas qu’une brute mécanique, elle embarque aussi une monocoque en fibre de carbone retravaillée, un châssis léger mais solide. La suspension indépendante aux quatre coins avec amortisseurs adaptatifs absorbe les irrégularités de la route, tandis que la direction aux roues arrière améliore le contrôle à haute vitesse. Je dois avouer que ce genre de technologie me ravit car elle rend la voiture aussi performante sur circuit qu’agréable pour rouler au quotidien quand on en a la chance.
La carrosserie a été allongée à l’arrière de 25 cm par rapport à une Chiron classique, ce qui limite les turbulences et accroît la stabilité quand on file dans les grandes vitesses. Sans oublier les pneus Michelin Pilot Sport Cup 2 spécialement conçus pour cette voiture ; chaque roue est minutieusement contrôlée pour tenir le choc à plus de 400 km/h.
Malgré un poids qui frôle les 2 000 kg, la Super Sport abat le 0 à 100 km/h en seulement 2,3 secondes. Le 0 à 200 km/h ne prend pas plus de 5,8 secondes. Quand on voit ces chiffres, c’est facile de comprendre pourquoi la Chiron fait partie du cercle très fermé des hypercars les plus rapides au monde.
Une hypercar au prix très exclusif
Quand elle est sortie d’usine, cette Bugatti affichait un prix catalogue vertigineux de 3 850 000 € environ. Aujourd’hui, avec seulement 4 400 kilomètres au compteur, elle est proposée aux enchères avec un dossier complet qui détaille chaque point de sa personnalisation Sur Mesure. Cela reste une rareté absolue, presque un mythe roulant.
Les enchères devraient commencer entre 3,8 et 4,2 millions d’euros, mais connaissant la folie des collectionneurs de supercars, il ne serait pas étonnant que le prix grimpe encore plus. Franchement, même si je n’ai pas le budget pour une telle voiture, je ne peux m’empêcher d’admirer la maîtrise technique et artistique mêlée dans cette œuvre d’ingénierie.
Pour ceux qui veulent jeter un œil, vous pouvez consulter la liste d’enchères en ligne – mais je vous préviens, ce n’est probablement pas une bonne idée après quelques verres !
