Marre des voitures de sport modernes qui ressemblent toutes à des SUV lourds et pas franchement fun ? Si vous êtes prêt à essayer quelque chose d’un peu différent, jetez un œil à la Cadillac Optiq-V.
Après la Lyriq-V de l’année dernière, l’Optiq-V est le deuxième modèle électrique haute performance signé par la sous-marque V de Cadillac. Ce qui est intéressant, c’est que Cadillac continue aussi de proposer le CT5-V Blackwing, un bolide avec un V8 suralimenté et une boîte manuelle, histoire de ne pas abandonner les puristes des moteurs thermiques.

Cadillac Optiq-V vue arrière
Un concentré de puissance électrique avec du style discret
L’Optiq-V est un peu plus compacte que la Lyriq, mais elle ne manque pas de punch avec ses 519 chevaux et 880 Nm de couple grâce à ses deux moteurs électriques, un sur chaque essieu. Cadillac annonce un 0 à 100 km/h en 3,5 secondes, ce qui en fait une sacrée bête, surtout pour un modèle pas aussi gros qu’on pourrait le croire.
Mon expérience avec des voitures électriques rapides m’a appris que ce genre d’accélération ne suffit pas toujours pour le plaisir de conduite. Du coup, l’Optiq-V propose plusieurs modes : le mode Velocity Max pour exploser les chronos, et le mode Compétition pour une gestion plus fine de la traction et une meilleure tenue dans les virages. En plus, il y a un mode V qui regroupe vos réglages préférés, histoire de passer d’un mode sportif à un autre sans vous prendre la tête.
Côté châssis, la voiture reçoit une suspension revue, une direction plus précise, des freins Brembo renforcés et en option des pneus qui accrochent bien plus. Bref, Cadillac a pensé aux amateurs de conduite dynamique qui veulent du grip dans les virages plutôt que de la puissance brute sur la ligne droite.

Intérieur de la Cadillac Optiq-V avec son écran XXL
Un look sobre, mais des détails qui font la différence
L’Optiq-V ne se la joue pas trop flashy côté design. Vous avez un bouclier avant revu, des roues de 21 pouces spécifiques, un diffuseur arrière et des jupes latérales qui peuvent être en fibre de carbone. Cette touche de carbone se retrouve aussi dans l’habitacle, où plusieurs éléments bleus Santorin apportent une petite touche de couleur sympa. Et bien sûr, impossible de passer à côté du gigantesque écran de 33 pouces, qui regroupe toutes les infos et le système d’info-divertissement.
Je me souviens d’une balade récente avec une voiture électrique où l’écran trop grand était presque déroutant, mais ici, l’interface semble bien pensée pour garder tout à portée de main sans perdre en lisibilité. Pour ceux qui aiment les intérieurs modernes sans tomber dans l’excès, c’est une belle réussite.

Port de charge de la Cadillac Optiq-V
Une autonomie correcte et une compatibilité pratique
Côté batterie, l’Optiq-V embarque une capacité de 85 kWh pour une autonomie annoncée d’environ 440 km en conditions réelles. Ce n’est pas la plus grande autonomie du marché, mais largement suffisante pour la majorité des trajets quotidiens ou même une escapade du week-end.
Un détail qui m’a plu : cette Cadillac est la première de la marque à utiliser un port de charge compatible avec le connecteur NACS développé par Tesla. Cela indique qu’elle peut se brancher sur le vaste réseau de superchargeurs Tesla, un vrai plus pour les longs trajets. Dommage, ce système est surtout prévu pour l’Amérique du Nord, le Moyen-Orient et Israël – pas encore chez nous en Europe.
Personnellement, je me demande si on a vraiment besoin d’encore un SUV électrique surchargé chez nous. Cette Optiq-V, avec son positionnement sportif et sa silhouette plus compacte, pourrait apporter un peu d’air frais à ceux qui cherchent un EV qui ne ressemble pas à un gros 4×4. Reste à voir si Cadillac décidera de la commercialiser plus largement par ici.
