Une Aston Martin DB12 plus affûtée et plus puissante
Fraîchement débarquée sur les routes, la nouvelle Aston Martin DB12 S ne fait pas dans la demi-mesure. Si vous êtes fan de la marque, vous savez déjà que les évolutions légères peuvent cacher de gros changements. Cette version boostée gagne 20 chevaux supplémentaires sur son V8 biturbo 4.0 litres, atteignant ainsi 691 ch. Le couple, lui, reste stable à 800 Nm (soit 590 lb-pi). J’avoue que ces chiffres donnent déjà envie de s’installer au volant, surtout quand on sait que le 0 à 100 km/h tombe à 3,4 secondes, un gain de 0,1 seconde grâce à une boîte automatique raffinée qui échange les rapports plus rapidement.

La vitesse max reste fixée à 325 km/h (202 mph). Ce qui m’a vraiment frappé, c’est la sensation derrière le volant. La marque a revu la réponse de l’accélérateur, la rendant plus douce et progressive, ce qui rend cette sportive vraiment agréable en conduite quotidienne. Si vous avez déjà conduit une Aston Martin, vous vous souvenez forcément de ce kick un peu brutal à chaque fois qu’on appuie fort. Là, c’est plus fluide, plus intuitif.
Conduite plus précise et ambiance sonore retravaillée
Avec des réglages programmés pour la direction, le différentiel électronique arrière, ainsi que le système de freinage dans les virages, la DB12 S affiche une agilité renforcée. De quoi se faire vraiment plaisir sur petites routes sinueuses, sans perdre le côté grand tourisme confortable qui fait toute la magie des Aston.
Les amortisseurs Bilstein DTX adaptatifs ont aussi été revus, offrant une tenue de route plus mordante, surtout combinée à la barre anti-roulis arrière renforcée et à quelques ajustements géométriques. J’ai toujours pensé que la précision d’un châssis était aussi importante que la puissance brute, donc ces modifications me paraissent vraiment pertinentes.
Pour une voiture avec ce V8 qui grogne sous le capot, la gestion du son est cruciale. Aston Martin a affiné le système d’échappement en acier pour que le bruit soit plus rauque et typé V8, exactement comme on aime. En option, un échappement en titane, plus léger d’environ 12 kg, propose même un son plus fort (+1,5 dB). Pour moi, entre le plaisir à l’oreille et les performances, c’est un vrai plus.
Une silhouette sportive et des touches de style marquées

À première vue, la DB12 S affiche un kit aérodynamique plus agressif avec séparateur avant, prises d’air sur le capot, jupes latérales élargies, gros diffuseur et becquet fixe en carbone. C’est clairement orienté « sport » mais sans virer à l’excès. C’est subtil, élégant, typique de la marque.
À l’intérieur, on trouve quelques détails rouges pour donner du caractère, comme sur le contour du bouton de démarrage. Cette version S adopte aussi de série les freins carbone-céramique, qui améliorent le mordant et la résistance à la chaleur tout en allégeant la masse de près de 27 kg rien qu’au niveau des roues. Ça se sent quand on attaque fort en virage et qu’on freine brusquement.

Le modèle est dispo en coupé ou en version Volante décapotable, ce qui reste assez rare pour une sportive avec ce type de puissance et ce soin jusque dans les détails.
Un ticket d’entrée assez salé, mais justifié ?
Côté tarif, on tourne autour de 220 000 €, un prix qui risque de monter très vite avec toutes les options. Même si c’est une somme importante, je trouve que le rapport prix-prestations est plutôt juste pour cette Aston Martin. Vous bénéficiez d’une voiture polyvalente, capable d’emmener 4 personnes dans un confort royal, tout en délivrant une expérience de conduite intense quand on en a envie.
En bref, cette DB12 S m’a donné envie de laisser tomber les berlinettes d’occasion pour me faire plaisir au quotidien avec un vrai GT moderne, qui n’oublie pas de faire vibrer le conducteur. Si vous aimez les caisses avec un vrai caractère et un super équilibre entre sportivité et élégance, cette version pourrait bien vous plaire.
