Le concept oublié de Nissan Foria repense la Silvia pour les années 2000

Le concept de Nissan Foria oublié repensé le Silvia pour les années 2000

Vous souvenez-vous du concept qui a essayé de ranimer l’esprit de la Nissan Silvia avec un style compact et des proportions rétro ? Non, on ne parle pas de l’iDX, même si ce dernier avait un charme particulier. Aujourd’hui, c’est plutôt du Nissan Foria dont on va causer, un concept assez méconnu, dévoilé en 2005 au Salon de Tokyo, qui s’inspirait clairement des premières générations de la Silvia, mais avec une touche un peu plus chic.

Un clin d’œil aux origines de la Silvia

Le Foria arrive quelques années après la fin de la S15, la dernière version sportive de la Silvia, très appréciée des amateurs de drift. Mais là, on est plus dans la nostalgie, avec un design qui rappelle la toute première Silvia, la fameuse CSP311 sortie en 1965. Cette première Silvia n’était pas vraiment une voiture de sport brutale, plutôt un coupé élégant, compact, avec un moteur quatre cylindres à l’avant et une traction arrière. Ce modèle est devenu une pièce rare avec seulement 554 exemplaires fabriqués en trois ans. Pas étonnant que Nissan ait voulu s’inspirer de cette silhouette si distinctive pour le Foria.

Nissan Silvia CSP311

Nissan Silvia CSP311

Le Foria reprend cette verticalité et ces proportions équilibrées, mais avec un twist moderne : au lieu de simples portes classiques, il adopte un système à portes papillon, un peu comme sur la Mazda RX-8. Ces fameuses portes arrière s’ouvrent à l’envers, ce qui donne un accès plus aisé aux petits sièges derrière, même si l’espace reste limité.

Nissan Foria - côté, portes ouvertes

Nissan Foria – côté, portes ouvertes

Un concept entre sport et luxe

Nissan n’a jamais trop détaillé la mécanique sous le capot du Foria, mais on sait qu’il s’agissait d’un moteur situé à l’avant, avec une traction arrière. Le constructeur parlait d’un moteur « de taille moyenne », ce qui laisse penser à une évolution du fameux SR20 de la Silvia, ou peut-être un des moteurs MR développés avec Renault à l’époque. Le Foria embarquait aussi une boîte semi-automatique avec palettes au volant, mais j’imagine qu’une boîte manuelle aurait vraiment plu aux passionnés si le modèle avait vu le jour.

Un petit plus technique sympa : la voiture bénéficiait d’une direction aux quatre roues, une technologie qui améliore nettement la maniabilité, surtout dans les virages serrés. Ça me rappelle mes premiers tours sur circuit, où chaque détail de pilotage compte.

Nissan foria - intérieur

Nissan Foria – intérieur

Ce qui distingue vraiment le Foria de ses ancêtres, c’est son ambiance intérieure. Fini le côté spartiate des anciennes sportives, ici on est plongé dans un habitacle habillé de cuir cousu main, avec un tableau de bord chromé et des compteurs qui s’inspirent du design des vieilles caméras. Moi, j’aime bien ce genre de petit clin d’œil nostalgique qui donne du caractère à une voiture.

Pourquoi on ne l’a jamais vu sur nos routes

Le Foria aurait pu être un petit frère pratique et élégant au 350Z, plus robuste et musclé. Pourtant, il n’a jamais dépassé le stade du concept. Vers 2008, Nissan bossait sur un modèle de sport plus compact que le Z, mais c’est aussi à ce moment que les marques ont commencé à serrer la vis sur leurs projets de voitures de niche, les budgets se faisant plus rares. Dommage, parce que j’aurais adoré voir ce genre de coupé mêlant style rétro et modernité sur la route.

Nissan Foria - arrière

Nissan Foria – arrière

Depuis, on attend toujours un successeur digne de ce nom pour la Silvia. Nissan nous a encore un peu taquinés avec l’iDX, mais ça reste des concepts. L’actuel PDG, Ivan Espinosa, a laissé entendre récemment que le projet pourrait revenir, mais je reste sceptique. Après tout, on le sait, dans le monde de l’automobile, les promesses ne veulent pas toujours dire grand-chose tant qu’on n’a pas vu la voiture sur la route.