Le projet Caterham V en activité arrive au salon de l’auto de Tokyo

Le projet Caterham V en activité arrive au salon de l'auto de Tokyo

Le Caterham Project V : l’électrique qui sort des sentiers battus

Ça faisait un moment qu’on n’avait pas eu de nouvelles du Caterham Project V, ce coupé 100 % électrique sur lequel la marque travaille depuis quelques années. Vu les nombreuses hésitations du public autour des sportives électriques, j’avoue que je craignais un abandon discret du projet. Mais non, Caterham tient bon et s’apprête à dévoiler un prototype fonctionnel très bientôt, ce qui est plutôt excitant.

Caterham Projet V - intérieur

Le cockpit du Project V, épuré et orienté performance

Un projet entre Royaume-Uni et Asie

Le premier prototype complet sera présenté le 9 janvier lors du Tokyo Auto Salon, un salon qui se focalise plus sur les innovations que le traditionnel Tokyo Motor Show. Pourquoi Tokyo ? Parce que – petite info surprenante – Caterham est désormais une entreprise japonaise ! Ce Project V est donc un vrai pont entre tradition britannique et technologie asiatique : le moteur électrique est signé Yamaha, la batterie vient de Taïwan, via Xing Mobility, et l’assemblage a été réalisé par Tokyo R&D, une société japonaise de recherche et développement.

Cette collaboration internationale m’a rappelé un pote qui, il y a quelques années, montait les moteurs d’une moto allemande avec des pièces japonaises et italiennes. Le résultat ? Une machine aussi surprenante que performante, et sincèrement, j’espère que Caterham va réussir une alchimie dans le même esprit.

Caterham Projet V - arrière

Vue arrière du Project V, compacte et sportive

Un bloc électrique bien pensé et un chassis solide

Le prototype est principalement utilisé pour optimiser le groupe motopropulseur Yamaha, qui est logé dans l’essieu arrière. Cette unité regroupe plusieurs éléments clés : le moteur, les onduleurs et la boîte de vitesses – tout est compact et intégré, ce qui est plutôt malin pour réduire les poids et gagner en agilité. Perso, quand j’ai testé des sportives électriques, j’ai toujours eu cette impression d’une réponse instantanée mais parfois un peu mécanique. Ici, l’objectif semble être d’offrir quelque chose qui garde le feeling d’une voiture sportive, avec une vraie sensation de pilotage.

Ils travaillent aussi beaucoup sur le châssis, pour en assurer la solidité. Mais ce qui m’a vraiment intrigué, c’est la techno autour de la batterie. Elle est refroidie par immersion dans un liquide diélectrique. Vous ne savez pas ce que c’est ? Moi non plus avant de lire ça, mais en gros, c’est un liquide qui ne conduit pas l’électricité et qui permet de garder la batterie à une température stable, tout en boostant sa sécurité et ses performances. En entretien avec un ingénieur électrique, il m’avait confié que cette méthode pourrait éviter les risques d’emballement thermique, un vrai point crucial pour des voitures puissantes comme celle-ci.

À quoi peut-on s’attendre pour la suite ?

Caterham n’a pas encore confirmé la mise en production, mais il semblerait qu’ils ne lâchent rien et souhaitent continuer les essais tout au long de 2026. Je trouve ça cool qu’ils soient honnêtes sur le fait que le Project V cherche à viser une production « à grande échelle » – ce qui est plutôt rare pour une marque aussi niche.

Pour être honnête, j’ai quelques doutes sur l’accueil que ce modèle aura, surtout avec un badge Caterham, qui évoque pour moi plus la légèreté et la pureté mécanique que l’électrique. Mais si une entreprise peut s’en sortir en combinant tradition et modernité, c’est bien celle qui a passé 50 ans à peaufiner la Seven pour en faire une machine de conduite mythique.

Est-ce que le Project V fera chavirer les fans de la marque ? Seul le temps le dira. En attendant, j’ai hâte ces prochaines semaines d’en savoir plus et de pouvoir, pourquoi pas, le tester en vrai. Si jamais un prototype tourne sur circuit près de chez moi, je me ferai un plaisir de vous raconter l’expérience !