Les sinistres liés aux nids-de-poule ont augmenté de 91 pour cent alors que les conducteurs font face à une augmentation des coûts de réparation

Les sinistres liés aux nids-de-poule ont augmenté de 91 pour cent alors que les conducteurs font face à une augmentation des coûts de réparation

Les nids-de-poule continuent de poser problème aux conducteurs britanniques : les demandes d’indemnisation liées à ces trous dans la chaussée ne cessent d’augmenter, montrant que ce problème concerne de plus en plus de véhicules et de propriétaires. Une enquête récente menée par le RAC, grâce à une demande d’accès à l’information auprès de 207 autorités locales en Angleterre, Écosse et Pays de Galles, révèle une hausse impressionnante de 91 % des réclamations en seulement trois ans.

Une explosion des réclamations qui fait réfléchir

Pour vous donner un ordre d’idée, en 2021, les collectivités locales ont reçu 27 731 demandes de dédommagement. Ce chiffre a grimpé à 53 015 en 2024, sur les 177 autorités qui ont répondu. C’est énorme et ça montre que bien des conducteurs tapent de plus en plus souvent dans un nid-de-poule avec leur voiture. Pourtant, l’année dernière a vu une légère accalmie avec une baisse des demandes de 6 %, ramenant le total à 56 655 en 2023.

Certaines régions ont particulièrement souffert. Par exemple, dans le Derbyshire, les réclamations ont explosé, passant de 224 en 2021 à plus de 3 300 en 2024. Là-bas, ça doit vraiment secouer les suspensions chaque jour. Glasgow n’est pas en reste avec plus du double de cas, atteignant presque 2 800 demandes. Même l’Oxfordshire a vu ses chiffres quadrupler en trois ans.

Les sinistres liés aux nids-de-poule ont augmenté de 91 pour cent alors que les conducteurs font face à une augmentation des coûts de réparation
La dégradation des routes coûte cher aux automobilistes et aux autorités locales.

Des indemnisations qui restent rares, malgré la hausse des dégâts

Ce qui m’a frappé, c’est que seulement 26 % des réclamations font l’objet d’un dédommagement. En 2024, sur ces 53 015 demandes, seuls 13 832 ont abouti à un paiement. Ça représente environ 16 millions d’euros pour les collectivités, à raison d’environ 450 € par dossier réglé. Mais souvent, ce n’est pas suffisant pour les conducteurs.

Le RAC indique que quand les dégâts vont au-delà d’une simple crevaison, la facture grimpe vite, jusqu’à environ 700 € en moyenne pour une voiture familiale. Pour moi, ça semble énorme, et je me souviens d’un pote qui a dû dépenser plus de 800 € pour réparer la suspension de sa berline après avoir foncé dans un nid-de-poule mal signalé. Le souci, c’est que près de quatre automobilistes sur dix avouent avoir du mal à sortir cette somme en cas de réparation urgente. Ça explique pourquoi les sinistres ne sont pas toujours déclarés ou payés, rendant la situation encore plus compliquée pour ceux qui roulent quotidiennement sur des routes abîmées.

Les conseils locaux restent très stricts. La majorité rejette plus de 90 % des demandes, et certains repoussent carrément 99 % des cas. En fait, Bridgend est l’exception, ayant accepté toutes ses 52 demandes cette année, une statistique presque incroyable quand on regarde ailleurs.

Focus sur les zones les plus touchées

Quand on regarde géographiquement, certaines régions sont carrément sur la sellette. Glasgow, par exemple, cumule deux fois plus de sinistres que le nombre de kilomètres de route sur son territoire. Le Staffordshire, le Derbyshire, Édimbourg et Bury sont aussi très mal lotis, avec environ une réclamation par kilomètre parcouru.

C’est un vrai casse-tête pour les autorités locales qui n’ont clairement pas investi assez dans l’entretien de leurs routes depuis des années. Heureusement, le gouvernement a annoncé de nouveaux fonds pour améliorer la situation, et insiste désormais sur la maintenance préventive. J’ai envie d’espérer que ces efforts porteront leurs fruits bientôt, car se faire surprendre par un nid-de-poule à 80 km/h, c’est le genre de situation qui peut gâcher une journée, voire bien plus.