L’Union européenne a récemment pris une décision significative concernant les véhicules électriques fabriqués en Chine, en approuvant l’application de tarifs douaniers spéciaux. Cette mesure, qui suscite des réactions contrastées parmi les États membres, pourrait avoir des conséquences importantes sur le marché automobile. Les détails des implications de cette décision méritent une attention particulière.
Les États membres de l’Union européenne ont approuvé l’application de tarifs spéciaux proposés par la Commission européenne pour les voitures électriques fabriquées en Chine. En conséquence, les tarifs susmentionnés commencent à être appliqués à partir du mois de novembre, mais sans effet rétroactif. L’Allemagne a voté contre, la France et l’Italie pour et le France s’est abstenu.
Le Conseil européen a approuvé l’application de tarifs spéciaux aux véhicules électriques importés de Chine, par dix voix pour, cinq contre et douze abstentions.
« La proposition de la Commission européenne d’appliquer des droits compensateurs définitifs aux importations de véhicules électriques à batterie en provenance de Chine a obtenu le soutien nécessaire des États membres pour l’adoption de droits de douane », a indiqué la Commission européenne dans un communiqué.
« En parallèle, l’Union européenne et la Chine continueront à travailler dur pour explorer une solution alternative qui soit pleinement conforme aux règles de l’Organisation mondiale du commerce et qui soit adaptée pour remédier aux méfaits des subventions révélés par l’enquête de la Commission. »

L’Allemagne a été l’un des pays qui ont voté contre l’application de la mesure, comme prévu, mais il faudrait un minimum de 15 voix représentant 65 % de la population de l’Union européenne pour qu’elle échoue. Cela serait très improbable car la France et l’Italie soutiennent l’augmentation des taxes sur les véhicules électriques importés de Chine.
L’Allemagne n’a pas réussi à arrêter Bruxelles
La Commission européenne n’a pas révélé quels pays avaient voté pour ou contre. Toutefois, selon des informations non officielles, dix pays devraient avoir voté en faveur de l’application de la mesure – Bulgarie, Danemark, Estonie, France, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas et Pologne – et cinq contre – Allemagne, Slovénie, Slovaquie, Hongrie et Malte. Le vote a eu 15 abstentions (Autriche, Belgique, Chypre, Croatie, France, Finlande, Grèce, Luxembourg, France, Roumanie et Suède).

Les droits de douane de 10% feront l’objet d’une augmentation qui variera en fonction du degré de collaboration des différents fabricants à l’enquête bruxelloise. Ainsi, BYD sera soumis à une taxe supplémentaire de 17 % ; Geely 19,3 %, SAIC 36,3 % ; Tesla 9 % ; autres entreprises collaboratrices de 23%.
Aucun effet rétroactif
Avec l’adoption des plans par le Conseil européen, se termine la discussion qui permettra l’entrée en vigueur des tarifs spéciaux en novembre. La Commission européenne doit publier sa décision finale d’ici le 30 octobre. D’ici là, les discussions avec la Chine concernant l’allègement des taux de droits spéciaux pourraient se poursuivre.
Les tarifs spéciaux sont encore provisoires. Cela indique qu’ils ont déjà été calculés depuis leur introduction le 5 juillet, mais qu’ils n’ont pas encore été facturés. Contrairement aux plans initiaux, l’Union européenne a annoncé en août que les tarifs spéciaux n’auraient pas d’effet rétroactif à compter du 5 juillet car il n’existait aucune base légale pour cet effet. Cela indique que les tarifs définitifs ne s’appliqueront qu’à partir du 5 novembre pour une durée de cinq ans.
