Nissan poursuit son innovation avec le développement d’une nouvelle voiture de sport emblématique, la Silvia, propulsée par un moteur électrifié. Ce projet, ambitieux et exclusif, vient s’ajouter à la riche histoire de la marque, tout en prenant en compte les défis contemporains du marché automobile. Plusieurs éléments importants méritent d’être examinés.
Nissan a entamé le processus de développement de la nouvelle voiture de sport Silvia, qui devrait être lancée d’ici la fin de la décennie avec un groupe motopropulseur électrifié. La marque japonaise ne souhaite pas avoir d’autres partenaires dans ce projet pour avoir un produit exclusif.
Au Salon automobile de Tokyo 2013, Nissan a présenté le concept d’une voiture au look rétro, l’IDx, sous-entendant qu’elle lancerait une troisième voiture de sport pour rejoindre la 370Z et la GT-R. L’ancienne 370Z a été remplacée cette année par la nouvelle Z, tandis que, pour l’instant du moins, la GT-R est morte.
Le problème avec IDx était son coût de production élevé et sa faible demande. En outre, Nissan craignait également de cannibaliser les ventes de la 370Z.

Plus récemment, la marque japonaise a laissé entendre qu’elle pourrait même introduire un troisième modèle aux caractéristiques plus sportives. De plus, des rumeurs insistantes circulent sur l’intérêt de ressusciter le nom de Silvia. Mais maintenant, c’est vraiment officiel : Silvia reviendra.
Développement des racines
Dans une récente interview accordée au magazine australien Drive, un haut responsable de Nissan a confirmé que la marque travaillait au développement de la voiture. Ivan Espinosa, vice-président de la stratégie produit mondiale de Nissan, a déclaré que des études étaient en cours sur l’architecture, ajoutant que la nouvelle voiture de sport devrait être lancée d’ici la fin de la décennie avec un groupe motopropulseur électrifié.
Nissan a l’intention que la Silvia se conforme à la législation sur les émissions sur autant de marchés que possible afin d’augmenter la production et de réaliser des économies d’échelle.

Même si les voitures de sport ciblent un marché de niche, développer un nouveau modèle à partir d’une feuille de papier vierge constitue un défi coûteux. Cependant, Nissan ne se joindra pas à d’autres marques pour y parvenir. Au lieu de suivre le chemin des Z4/Supra, GR86/BRZ ou MX-5/124 Spider, la nouvelle Silvia sera un produit exclusif.
Ivan Espinosa estime que Nissan peut travailler seul sur le processus d’ingénierie, mais estime que le projet nécessite « un investissement sérieux », qui est un « engagement difficile à prendre ». La nouvelle Silvia sera développée à partir de zéro et le souhait est que Nissan n’ait pas besoin de la collaboration d’une autre marque.
Grand défi
Le fait est que les voitures de sport ne se vendent pas particulièrement bien. Il a fallu beaucoup de temps à Nissan pour remplacer le 370Z par le nouveau Z, lancé cette année, qui n’est même pas un véhicule complètement nouveau.

On comprendra que l’entreprise hésite à investir beaucoup d’argent dans un produit de niche alors qu’elle en possède déjà un (Z) et travaille sur un autre (GT-R). Le lancement d’une troisième voiture de sport augmente le niveau de complexité en ces temps exigeants pour Nissan en raison de la nécessité d’électrifier sa gamme.
