Modèle qui a contribué à la notoriété de la marque allemande dans les années 90, l’Opel Frontera a fini par disparaître avec l’entrée du nouveau millénaire, pour revenir maintenant, différente, moins aventureuse, également électrique, et avec un prix qui pourrait la rendre responsable de mettre Opel revient sur les lèvres du monde. Nous l’avons déjà vu et vous avons tout dit !…
L’« histoire » commence effectivement en 1991, avec la présentation de la première génération de ce qui sera aussi le premier SUV de l’histoire de la marque de Russelsheim. Modèle qui a reçu le nom de Frontera, également pour affirmer un véhicule qui cherchait à offrir des moments de loisir, de plaisir et d’aventure, non seulement loin du tarmac, mais aussi sur des chemins où la plupart des voitures n’atteindraient pas.

Quatre ans plus tard, en 1998, une deuxième génération arriverait, également avec une carrosserie à trois et cinq portes, mais l’entrée dans le nouveau millénaire contribuerait à garantir qu’elle n’aurait pas de descendance. Il manque de nombreux fans et clients de la marque qui se souviennent encore aujourd’hui du véhicule tout-terrain allemand.
Cependant, malheureusement pour tous ces nostalgiques, la nouvelle Frontera que nous sommes allés voir à Madrid, présentée 20 ans après la disparition de son prédécesseur, pourra difficilement se mettre dans la peau de la précédente et s’aventurer dans des moments de vrai off. -le terrain routier ; Au contraire, c’est Opel lui-même qui affirme que même « SUV » serait un nom quelque peu exagéré pour appeler la nouvelle Frontera !
Une vraie Opel…
Pourtant, vue pour la première fois en personne, cette nouvelle Frontera, bien que fabriquée dans la même usine du groupe Stellantis à Trnava, en Slovénie, d’où la française Citroën ë-C3 (avec laquelle l’Opel partage d’ailleurs la plateforme Smart Car), continue de chercher à s’affirmer comme une véritable Opel. Principalement, à travers une façade qui met en valeur la nouvelle « carte d’identité » de la marque allemande, l’Opel Vizor, associée à des phares Full LED stylisés, auxquels s’ajoute également un pare-chocs volumineux, cherchant à affirmer une image de solidité.

Vu de profil, les similitudes avec la ë-C3 française sont plus grandes, par exemple dans le nouveau et emblématique montant arrière, la même chose se produit à l’arrière, qui rappelle, avec ses feux arrière tout aussi stylisés, d’autres modèles français. Mais là où le portail généreux et rempli de plis laisse également entrevoir un coffre à bagages dont la capacité peut varier entre 460 et 1 600 litres (avec les dossiers des sièges arrière rabattus 60:40), ainsi qu’un intérieur où – autre nouveauté – jusqu’à sept passagers (troisième rangée de deux sièges non intégrables au plancher, mais amovibles de l’habitacle). Mais dans ce cas, seulement s’il s’agit d’une voiture équipée d’un moteur Mild Hybrid, puisque, dans une voiture 100% électrique, l’emplacement des batteries invalide une telle configuration…
Pas de radio et de jantes en acier ?!…
Et puisque nous parlons de l’habitacle, l’observation des mêmes lignes droites qui marquent déjà l’intérieur des nouveaux produits Opel et qui, dans la Frontera, sont complétées par un excès, non seulement de plastique, mais aussi de tons sombres, cela ne contribue pas à créer un plus grand sentiment de solidité, voire de qualité (c’est un segment B, d’accord, mais quand même…). Même en deçà du confort et de l’espace de la version cinq places exposée, ou encore de la bonne position de conduite, bénéficiant clairement d’un nouveau volant, de nouveaux sièges avant Intelliseat (en option dans la version d’entrée de gamme) et même un tableau de bord d’instruments numériques de 10 pouces. Depuis, le Pure Panel, qui s’étend le long du tableau de bord et qui intègre un deuxième écran tactile de 10 pouces, n’est de série que sur la version GS la plus équipée.
Néanmoins, et dans un habitacle où les solutions empruntées à d’autres modèles Stellantis ne manquent pas non plus, comme la commande de transmission automatique, une option beaucoup moins compréhensible nous a semblé être la décision d’Opel de réaliser, pour la première fois, un modèle disponible (Frontera) sans radio en standard. Arguant, à cette fin, que les clients d’aujourd’hui préfèrent écouter leurs propres playlists, qui, une fois le smartphone couplé (il dispose même de son propre support !) avec la voiture, peuvent être gérées via les commandes au volant et entendues via les haut-parleurs de la voiture – deux haut-parleurs large bande avant dans la version Edition d’entrée de gamme et six (deux woofers avant, deux large bande arrière et deux tweeters) dans la GS.
Non moins surprenante est la résurrection, sur le modèle, des jantes en acier, en l’occurrence 16″, qui font partie de l’équipement de série proposé dans la version d’entrée de gamme (la GS dispose déjà d’une solution en alliage léger 17″). comme et avec la curiosité supplémentaire d’être blanc, dans un pack dit Style. Lequel, à l’image plus aventureuse, comprend également un toit du même ton et des barres de toit capables de supporter jusqu’à 240 kg de charge statique, permettant d’installer, par exemple, une tente pour deux occupants…
Hybride et 100% électrique
En ce qui concerne les motorisations, la confirmation d’une offre composée de deux options, la plus simple, appelée Hybride et synonyme de solution hybride légère avec technologie 48V, basée sur un moteur essence 1.2 Turbo de 136 ch, qui, fonctionnant en combinaison avec un Le moteur électrique de 21 kW (28 ch) et la transmission électrifiée à double embrayage à six rapports permettent d’obtenir une consommation et des émissions nettement inférieures à celles du 1.2 Turbo sans aucune assistance électrique. Qui, d’ailleurs, sera également disponible à l’avenir.

Quant à la deuxième option, il s’agit d’une motorisation 100% électrique, appelée commercialement Electric et équipée, à ce stade initial, d’une batterie LFP de 44 kWh, qui, associée à un seul moteur électrique de 113 ch, agit uniquement sur les roues avant, annonce des autonomies d’un peu plus de 300 km.
En juin 2025, arrivera la version « Longue Autonomie » qui, grâce à la présence d’une batterie plus grosse (54 kWh) et du même moteur électrique de 113 ch, peut promettre plus de 400 km avec une seule charge.
Chacune des motorisations électriques peut reconstituer l’énergie via une prise de 7,4 ou 11 kW, ou en utilisant une borne de recharge rapide avec des puissances allant jusqu’à 100 kW, où vous pourrez récupérer 20 à 80 % de la charge, en seulement 26 minutes connectées. à la prise.
Toujours en 2025, mais dès février, une variante moins puissante du Mild Hybrid devrait arriver, avec 100 ch et la même transmission automatique eDCT, promettant une vitesse de pointe de 10 km/h en moins (180 contre 190 pour la 136 ch). et 2 s de moins (11 s contre 9 s) en accélération de 0 à 100 km/h, mais aussi un gramme de moins en émissions de CO2 – 124 contre 125 g/km.
A partir de 24 990 €… l’Hybride
En parlant des prix des deux premiers moteurs qui seront disponibles au France, au cours du prochain mois d’octobre, la Frontera Hybrid, avec équipement Edition d’entrée de gamme, pourra être achetée à partir de 24 990 €, tandis que la Frontera Electric impliquera un investissement commençant à 29 990 €.
Des prix qui, il faut le dire, bien qu’ils soient plus élevés que ceux du rival local de Citroën, restent compétitifs, ce qui amène même les dirigeants nationaux d’Opel à croire que la nouvelle Frontera pourrait devenir la troisième Opel la plus vendue de la marque dans notre pays, n’est-ce pas. après la Corsa et le Combo commercial, ainsi qu’une contribution importante à l’atteinte de l’objectif de 5% de part de marché, d’ici 2024.

