Je me souviens encore de ma toute première expérience avec un volant pour jeux vidéo : un vieux set Madcatz double force sur PS1. La direction était en caoutchouc, le retour de force balbutiant, et les pédales… disons qu’elles avaient bien vécu. Pourtant, j’en étais fan ! Depuis, la technologie a tellement évolué que maintenant, c’est presque comme si on pilotait une vraie voiture depuis chez soi.
Ce qui m’impressionne le plus, c’est la variété incroyable de volants disponibles aujourd’hui. On trouve des modèles reproduisant des volants de GT, de Formule 1, de voitures de route, et même des volants de camion ! Et le meilleur ? Tous ces volants peuvent être interchangeables sur une même base, modulable via des logiciels pour s’adapter à chaque sensation souhaitée.
La révolution des pédales actives : focus sur la Moza Mbooster
Par contre, je dois avouer que les pédales ont toujours été un peu le point faible des setups de simulation. Même les modèles haut de gamme permettent quelques réglages mécaniques, mais dès que tu changes de jeu, tu te retrouves souvent avec des pédales mal adaptées. J’ai déjà essayé de jouer à Euro Truck Simulator 2 avec un frein calibré pour une GT3… autant dire que ce n’est pas idéal.
Alors, imaginez une pédale que vous pouvez ajuster en un clin d’œil via un logiciel. C’est exactement ce que propose la pédale active Moza Mbooster. Ce n’est pas une idée nouvelle, Simucube avait déjà lancé son actifPepedal, mais le prix exorbitant – près de 2 400 € pour une seule pédale – la rendait inaccessible pour beaucoup d’entre nous.
Moza arrive avec une solution plus abordable, même si 960 € reste un investissement important. Le Mbooster est conçu pour remplacer la pédale de frein dans un ensemble CRP2, utilisant des capteurs de cellules de charge capables de mesurer jusqu’à 200 kg, associés à un servomoteur qui remplace les ressorts et amortisseurs classiques. Grâce à ce système, la sensation sous le pied est entièrement personnalisable via le logiciel dédié.

Pédale active Moza Mbooster
Dans le logiciel, tu peux choisir des préréglages qui reproduisent la sensation de différents types de freinages : Formule, GT, hypercars du Mans, ou encore rallye. Si tu aimes trifouiller les réglages, tu peux aussi ajuster manuellement la course, la dureté et même la réponse à la pression. Et ce n’est pas tout : tu n’es pas obligé de l’utiliser uniquement comme pédale de frein. Tu peux la configurer en accélérateur ou en embrayage, voire même opter pour un ensemble complet avec trois Mboosters si tu as le budget.

Pédale active Moza Mbooster
Ce qui m’a vraiment marqué, c’est la capacité de la pédale à renvoyer des sensations via le servomoteur : effets ABS, contrôle de traction, tout ça se traduit sous tes pieds selon le support de jeu. J’avoue que sur le papier, ça fait rêver. En pratique ? Ça fonctionne plutôt bien, même si ce n’est pas non plus une transformation totale de l’expérience de conduite.
Mon retour d’expérience et quelques bémols
Après avoir passé du temps avec le Mbooster, je peux dire que c’est une pédale qui, une fois bien réglée, offre une sensation très proche de celle des pédales traditionnelles à cellule de charge. Le vrai plus, c’est la flexibilité apportée par le logiciel. Si tu es comme moi et que tu passes d’un jeu à l’autre, pouvoir adapter la pédale en quelques clics, c’est vraiment un confort énorme.

Interface du logiciel Moza Mbooster
Cependant, j’ai quelques réserves. Le premier souci, c’est que tu dois payer un supplément pour une plaque d’extension CRP2. C’est un petit accessoire en métal, mais sur un produit à presque 1 000 €, ça fait un peu râler. Le Mbooster est aussi assez encombrant, ce qui peut compliquer son installation selon ta plateforme.
Autre point, le bruit du servomoteur. À vide, c’est assez audible, autour de 44 dB selon Moza. Dans une pièce calme, il est possible de l’entendre de l’autre côté de la pièce, ce qui peut être agaçant. Quand tu es en pleine session de jeu avec le son du moteur et les changements de vitesse, ça passe mieux, mais personnellement, ça m’a un peu dérangé. La bonne nouvelle, c’est que Moza travaille sur une mise à jour pour réduire ce bruit.
Au final, faut voir si tu es prêt à investir pour améliorer l’immersion. Le Mbooster ne te fera pas aller plus vite, ni t’apporter un avantage compétitif. C’est un petit luxe pour ceux qui veulent vraiment sentir la route sous leurs pieds. Pour ma part, même si j’hésite encore à franchir le pas, je trouve le concept prometteur. J’ai hâte de voir comment cette technologie va évoluer et si elle deviendra un incontournable dans nos setups simracing.
