Le marché des voitures de sport électriques commence tout juste à s’étoffer. Jusqu’à présent, la MG Cyberster tient un peu le rôle de pionnière, mais on voit venir des modèles comme l’EV Alpine A110, la Porsche 718 électrique, ou encore l’Audi Concept C qui passera bientôt en production. Pourtant, il y a une petite voiture chinoise qui risque de faire parler d’elle : la Small Sports Car Company SC01.
Si son look vous semble familier, c’est peut-être parce qu’elle rappelle un mix entre une Lotus Elise et une Lancia Stratos remise au goût du jour. Elle est déjà vendue en Chine depuis environ un an sous le nom de JMEV 01. Et bonne nouvelle pour les fans britanniques : des versions adaptées à la conduite à droite seront livrées au Royaume-Uni à partir d’avril prochain. Pour ce marché, la Small Sports Car Company a même été créée spécialement.

SSCC SC01 vue arrière
Un jouet électrique qui ne manque pas de caractère
Ce qui attire d’abord l’attention, c’est le fait que la SC01 soit 100% électrique. Pour les passionnés déjà bien habitués aux bolides thermiques, ça peut surprendre, mais ce modèle chinois a des arguments solides. Son moteur électrique est double : deux moteurs développant ensemble 429 chevaux et 560 Nm de couple. Et une des particularités assez cool, c’est que vous pouvez choisir votre mode de traction. Oui, vous avez bien lu : vous pouvez passer de la transmission intégrale à conduite uniquement sur l’essieu avant ou arrière. Pour un engin électrique, c’est plutôt rare et ça promet pas mal de sensations différentes selon l’humeur du conducteur !
En termes de performances brutes, la SC01 fait le 0 à 100 km/h en 2,9 secondes, ce qui est vraiment impressionnant. Par contre, elle plafonne à 124 km/h, ce qui peut sembler décevant si on s’attendait à un bolide à la pointe. Côté autonomie, sa batterie de 60 kWh offre environ 500 km selon le cycle de tests chinois CLTC, mais le chiffre en conditions réelles européennes sera probablement un peu plus bas.

Les suspensions sophistiquées de la SC01
Sous le châssis, on tombe sur un cadre en acier tubulaire qui apporte une vraie rigidité. La suspension est équipée de doubles triangulations à tige de poussée, pour offrir un comportement précis. Pour ceux qui aiment jouer avec les réglages, les amortisseurs se règlent manuellement. Les jantes sont en alliage de magnésium, ce qui aide à garder un poids raisonnable pour un véhicule électrique. Enfin, les freins avant sont très sérieux, avec six pistons et des disques de 360 mm, tandis que l’arrière reçoit quatre pistons et des disques de 330 mm. Résultat : un poids à vide de 1 365 kg, une vraie performance dans ce segment électrique – presque l’équivalent du poids visé pour la future Alpine A110 électrique.
Un cockpit simple mais fonctionnel
À l’intérieur, on trouve un agencement volontairement épuré. Pas d’électronique superflue, mais l’essentiel est là : un écran numérique pour le conducteur, un système audio Bluetooth, un régulateur de vitesse, et des airbags pour la sécurité. Ce qui m’a vraiment plu, c’est la présence de sièges baquets en carbone, qui donnent un look ultra-sportif.
Et surtout, les fans de voitures anciennes vont adorer : il y a un vrai frein à main manuel, ce qui devient de plus en plus rare sur les voitures contemporaines… Franchement, ce petit détail m’a rappelé les sessions sur circuit avec une vieille MX-5 où le frein à main te donnait un vrai contrôle unique dans les virages serrés.

Un intérieur plutôt simple mais efficace
La marque veut rester à l’écart de tous les gadgets de conduite assistée qui surchargent souvent les voitures modernes. Comme la SC01 arrive en nombre limité au Royaume-Uni — l’objectif est de plusieurs centaines d’unités par an —, on peut vraiment s’attendre à un plaisir de conduite presque intact, sans l’assistanat envahissant.
Une philosophie qui tire ses racines du passé
Feng Xiaotong, l’ingénieur derrière la SC01, explique que son but était de concevoir une voiture de sport pour passionnés. Il s’est inspiré des pionniers britanniques qui pensaient que la conduite devait être synonyme de légèreté, de simplicité et de connexion directe entre la machine et le pilote. En quelque sorte, la SC01 est un hommage à cette idée.

La face avant très expressive de la SC01
Je dois avouer que cette volonté de garder les choses simples et fun me parle beaucoup. Il y a quelques années, quand j’ai essayé une Elise d’occasion, ce que j’aimais le plus c’était justement cette synergie entre la sensation brute des commandes et la route. Si cette SC01 réussit à reproduire cette sensation avec un moteur électrique, elle pourrait vraiment devenir un coup de cœur !
Reste à voir s’il y aura un public suffisant au Royaume-Uni — ou même ailleurs en Europe — pour une voiture de sport électrique issue d’une marque chinoise inconnue. À priori, la commercialisation commencera l’année prochaine, et les tarifs complets seront annoncés bientôt.