10 voitures surprenantes équipées de moteurs BMW

10 voitures surprenantes équipées de moteurs BMW

BMW est un véritable maître dans la conception de moteurs au fil des décennies. Parmi leurs créations, on trouve le célèbre quatre cylindres M10 qui a sauvé la marque dans les années 60, les six cylindres en ligne S52, le V10 S85 explosif, et même des V12 majestueux utilisés par Rolls-Royce aujourd’hui. Pas étonnant que de nombreux constructeurs s’appuient sur leurs moteurs quand ils ne disposent pas d’une solution en interne.

Peut-être que vous connaissez déjà certains exemples comme le V12 S60 qui équipait la McLaren F1 ou le six cylindres en ligne B58 sous le capot de la Toyota GR Supra. Mais il y a plein d’autres cas un peu plus inattendus où le cœur battant d’une BMW s’est retrouvé dans des bolides parfois très surprenants. Voici quelques-uns des endroits où ces moteurs ont trouvé refuge.

Le robuste Ineos Grenadier, un petit secret muniçois

Ineos Grenadier
Ineos Grenadier

Le Ineos Grenadier est un sacré 4×4, réalisé par une entreprise britannique qui voulait un successeur moderne au Land Rover Defender originel. Mais sous son capot, vous trouverez souvent le fameux six cylindres en ligne B58 turbocompressé de 3 litres signé BMW, le même moteur qui propulse la GR Supra. Et pour les amateurs de diesel, il y a aussi le B57, une version similaire mais en diesel.

Le projet a de quoi impressionner puisque la voiture a été conçue en collaboration avec Magna-Steyr en Autriche et se fabrique dans une ancienne usine Smart, en France. Cette alliance européenne surprend, mais montre aussi à quel point BMW sait imposer ses moteurs comme une référence multi-marques. Pour ma part, j’ai eu l’occasion d’essayer un Grenadier récemment, et je dois dire que la puissance du B58 donne un vrai caractère à ce 4×4 pourtant taillé pour le travail.

Morgan et son amour pour les moteurs BMW

Morgan Plus Quatre
Morgan Plus Quatre

Quand on pense voitures britanniques, Morgan arrive tout de suite dans la discussion, avec ses designs classiques, presque intemporels. Ce qui est moins connu, c’est leur collaboration étroite avec BMW sur les moteurs. Dès les années 2000, le V8 M62 de 4,4 litres de BMW a motorisé la Morgan Aero 8, première tentative d’apporter modernité et performances à la marque.

Plus récemment, la famille Morgan, notamment le Plus Six, utilise le six cylindres en ligne turbo B58 de BMW. Le Plus Four de 2020 est quant à lui motorisé par un quatre cylindres B48. Du coup, presque toutes les Morgan à quatre roues ont adopté des moteurs BMW. J’avais un ami passionné de Morgans qui m’a raconté que ce mariage entre tradition britannique et technicité allemande donne un résultat surprenant, avec une fiabilité et une vivacité appréciables, le genre de combo parfait quand on veut du vintage sans trop sacrifier la performance.

Le diesel BMW sous d’autres badges surprenants

Rover 75
Rover 75

La Rover 75, apparue en 1998 avec son style rétro très charmant, faisait appel aux moteurs BMW, notamment pour son bloc diesel. Puisque BMW possédait Rover à ce moment, ils ont incorporé une version améliorée du quatre cylindres M47 2,0 litres. Ce moteur diesel se retrouve également dans le Land Rover Freelander original. Je trouve assez amusant que malgré toute cette association, Rover ait préféré garder ses propres moteurs essence tout en s’appuyant sur BMW pour le diesel.

Domaine Vauxhall Omega
Domaine Vauxhall Omega

Même General Motors a fait appel à BMW pour motoriser son Opel Omega (alias Vauxhall Omega en Grande-Bretagne) dans les années 90. Pour offrir un six cylindres diesel à cette berline, ils ont utilisé le turbodiesel M51 de 2,5 litres, remplacé après 1999 par le plus puissant M57. Ce genre de collaboration européenne pragmatique se voit souvent, et même s’ils ont essayé de cacher que ces moteurs ne venaient pas d’eux, c’est assez flagrant quand on s’y penche de plus près.

Lincoln Continental Mark VII
Lincoln Continental Mark VII

Voici une anecdote qui m’a bien surpris : la Lincoln Continental Mark VII des années 80 a proposé un six cylindres turbo diesel provenant de BMW. Ford voulait un moteur plus économe pour compléter le gros V8 essence. Résultat, le M21 2,4 litres turbodiesel BMW a trouvé sa place sous le capot de ce coupé de luxe américain.

Le marketing évitait de parler de BMW, mais vantait le tempérament « européen » du moteur. Cela n’a pourtant pas rencontré beaucoup d’enthousiasme aux États-Unis, et il a disparu au bout de deux ans seulement. J’imagine le défi pour Lincoln de séduire les conducteurs américains avec un diesel, à une époque où c’était loin d’être populaire là-bas.

Ces petits exemples montrent bien comment BMW a su s’infiltrer un peu partout, même dans des endroits où on s’y attend le moins, grâce à ses moteurs solides, fiables et performants. Perso, ça me fait penser que parfois, le moteur peut être le vrai cœur de la voiture, peu importe le badge sur la calandre.