Si vous cherchez une voiture qui sort vraiment du lot, la Honda Z pourrait bien vous surprendre. Elle combine une transmission intégrale avec un moteur central turbocompressé, une recette rare même aujourd’hui. On pense tout de suite à des modèles luxueux comme la Bugatti Veyron ou la Chiron, ou bien des hybrides sport comme la BMW i8, la Ferrari SF90 ou la Corvette ZR1X. Et pourtant, au sein de ce cercle très fermé trône cette petite japonaise au charme discret, sortie en 1998.
Un micro-SUV pas comme les autres
La Honda Z, même si elle rappelle visuellement un SUV compact traditionnel, cache un véritable trésor technique sous le capot. Cette petite voiture japonaise respecte le format des voitures kei, des modèles ultra-compacts très populaires au Japon. Son moteur trois cylindres de 656 cm³, assez faiblard sur le papier avec ses 63 chevaux (c’était la limite imposée par la réglementation kei), gagnait un coup de turbo, une particularité plutôt rare pour Honda à l’époque. Son appellation officielle, E07Z, surnommé Hyper 12-Valve Intercooled Turbo Engine, en jette pas mal, vous ne trouvez pas ?
Honda Z – vue arrière
Une autre spécificité vraiment chouette, c’est la transmission intégrale de série sur toutes les versions. De quoi se balader en toutes saisons sans stress, même si vous êtes en plein hiver. J’ai un pote qui possède un modèle similaire (pas la Z, mais une kei avec transmission 4×4), et il me raconte souvent à quel point c’est rassurant sur la neige.
Un moteur caché… sous les sièges arrière
C’est là que la Honda Z devient vraiment étonnante. En général, quand on voit un petit SUV, le moteur est évidemment au-dessus du train avant. Mais la Z casse les codes puisqu’elle place son moteur juste devant l’essieu arrière, sous les sièges arrières.
Honda a baptisé cette configuration “UM-4” pour Under Midship 4WD. Ce choix ne sert pas uniquement à faire joli ou différent. En déplaçant le moteur vers l’arrière, la marque japonaise a réussi à rendre l’habitacle plus spacieux qu’attendu grâce à un plancher complètement plat. Si vous êtes comme moi, vous savez que rouler dans une petite voiture peut parfois être étouffant, surtout si vos expériences se limitent aux voitures citadines lambda. Avec la Z, vous profitez d’un confort et d’une sensation d’espace dignes d’une catégorie supérieure.
Honda Z – vue en coupe
Question sécurité, cette disposition limite aussi les intrusions du moteur dans l’habitacle en cas d’accident frontal. C’est une idée assez intelligente quand on y pense, plutôt que de se contenter de la recette classique qu’on retrouve partout.
Un micro SUV pour amateurs de conduite
Ce que j’adore avec la Honda Z, c’est l’attention portée aux conducteurs qui veulent un brin de plaisir quand ils prennent le volant. La voiture offre une répartition du poids parfaitement équilibrée entre avant et arrière, donnée officielle de 50:50. Ça, en soi, c’est un vrai plus pour le comportement dynamique.
Le système de freinage comprend des disques sur les quatre roues, ce qui n’est pas monnaie courante sur une si petite voiture. La suspension arrière montait même une architecture à cinq bras, gage d’une meilleure tenue de route. Cerise sur le gâteau, un différentiel arrière à glissement limité est là pour vous aider à sortir de virages en gardant un maximum d’adhérence.
En revanche, un petit point noir vient un peu gâcher le tableau pour les puristes : la boîte automatique à quatre rapports, unique choix disponible à la commande. Pour certains, cela peut être un frein, surtout si vous aimez changer vous-même les rapports. J’ai eu ma période boîte auto, et même si aujourd’hui je privilégie les manuelles, je reconnais que pour le trafic du quotidien, c’est parfois plus confortable.
Tout bien réfléchi, la Honda Z est une petite voiture pleine de personnalité, techniquement intéressante, mais qui a ses limites. J’avoue que cela me donne envie de tester ce genre d’engin, notamment pour voir ce que donne son comportement une fois lancée sur une route sinueuse.
